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J.-M. Leclair, premier livre, sonate

l/ISTOlfiE DE LA MISIOIE

XVII' ET XVIII' SIÈCLES

FRANCE 1-.2I

Ou bien, ce seront des traits caractéristiques, des mouvements mélodiques, comme chez Du Val', qu'on retrouvera dans toutes les parties de la sonale. Les deux Francœur, Leclair, Anet. font souvent apfn.1 à ce procédé pour sceller l'unité de leurs sonates. Ils imitent en cela les compositions de l'op. V de Corelli, qui olfrenl. à ce point de vue, les exemples les plus frappants, marquant bien ainsi l'inlluence profonde que les violonistes italiens ont exercée sur notre première école de violon.

On retrouve celle intluence chez un autre violoniste qui s'acquit une grande célébrité par des iloUti à grand chirur exécuté* au Concert spirituel, Mondonville.

Jean-Joseph Cassanéa, dit Mondonville ou de Mondonville', naquit à Narbonne le 24 ou le 25 décembre 1711. Son père était musicien à la cathédrale de cette ville et lui enseigna le violon. Attaché au Concert de Lille, où il occupait l'emploi de premier violon, Mondonville y composa des œuvres vocales el instrumentales', puis vint à Paris en 17.(4, et débuta avec succès au Concert spirituel. La musique du roi l'accueille en avril 1739. et l'Académie de musique, qui gérait alors le Concert spirituel, se l'attache comme compositeur et comme virtuose au.x appointemenls de 1.200 livres par an. Mondonville alimente le répertoire du Concert de ses motels, donne ii l'Opéra sa pastorale A'hhi :n42', fait des tournées en •province avec Guignon, puis entre au Théâtre des Petits Cabinets el prend part à la Guerre des Bouffons, eu donnant à l'Opéra TUun tt l'Aurore [1753 . A partir de 17o.ï, il dirige le Concert spirituel, où il fait exécuter de nouveaux motets et de nouvelles pièces {Oratorios), quitte sa place de sous-maitre de la chapelle royale (17o8; et la direction du Concert spirituel (1762,, et meurt ;i Belleville le 8 octobre 1772.

Violoniste habile et brillant, Mondonville a écrit, dans le domaine de la musique instrumentale, des Sonates pour le violon et la basse (liv. 1) {I733i, des Sonates en trio pour deux violons ou flûtes avec la busse (1734), des Pièces de ctareciii en sonates avec arcompn- •jnement de violon, dont nous avons déjà parlé'*, les Sons harmoniques. Sonates à violon seul, et des Conrerlos de vioUm avec chant, orchestre et ch<xur. Son originalité s'afOrme surtout dans les Sons harmoniijues, où, à travers une rédaction d'ailleurs assez obscure, il explique la manière de produire sur le violon les sons harmoniques. On en connaissait déjà l'usage, caria trompette marine' les mettait à contribution, et, dé* 171 1, le physicien .Sauveur avait traité, devant l'Académie des sciences, de leur nature el de leurs propriétés. Néanmoins, Mondonville peut revendiquer l'honneur de les avoir introduits dans la technique de son instrument; il les exécute par effleurement sur les cordes et les désigne de la façon

où la note supérieure indi

que la note xellement produite.

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