I . I>a Val, trobieme livre, Maate
î. Sur HoiulaDTille. Toir JVtcnloge des Bomma eelèbra de la FroMCf, 1773. — Galib«H. Jean-Joaeph Cataanra de MondonciUr, .Narboone, 1856. el F. Hellouio, MondomUle, ta Vi> tl ton Œmrrt, dans FfuilleU d'BUloirc tnaticale fmnrnùe, 19v3. Coosalter aossi 1« JVrmoiru de BarbaumoDl. tomes I, II. III. IV. V. Vt. XVI (add.) et XVIII (adi), et le Concert de LiUe de M. Ufebtre (L'OS .
Quant aux Concerto* de violon et chant, ils restent introuvables, et nous en sommes réduits, à leuréganl, aux explications que donne le Mercure de mai 1752 : la première partie revenait au violon, tandis que l,i vûii, chargée de la deuxième, reprenait en iniitatioii tous les traits elfei.tués par l'instrument. Les Concertos de violon avec vnix, nrcheslre et cha-ur se composaient de quatre mouvemeiils'.
Un contemporain de Leclair, Gabriel Guillemain, suivit celui-ci dans la voie de la brillante technique qu'il avait inaugurée'^.
Né à Paris en 1705, et élevé par le comte de Rocb«chouarl, Guillemain voyagea de bonne heure en Italie et étail déjà célèbre à l'âge de vingt ans. L'Académie de musique de Dijon lui offrit la place de premier violon, et Guillemain remporta dans cette ville de nombreux succès <1734). Protégé par le duc do Chartres, il entre, en 1737, à la musique royale, où il joue avec Guignon, puis, de 1747 à 1750, il fait partie de l'orchestre du théâtre de M"' de Pompadour, et écrit, à l'intention de la marquise, la musique de la l'ohale. Pensionné par le roi en 1750, il fait exécuter des œuvres symphoniques au Concert spirituel de 1757 à I7t;i, mais, poursuivi par ses créanciers et se trouvant dans l'impossibilité de les satisfaire, il s» suicide à Chaville, le !<"■ octobre 1770.
Guillemain a beaucoup produit; le catalogue de ses œuvres comprend dix-huit numéros, dont trois livres de Sonates à violon seul et la basse, des Sonates en duo pour violon et flûte sans bas>e (deux livres), des Sotiates en trio {deux livres), un livre de Sonates en quatuor, des Concertino, des Symphonies et Divertissements en trio, des Pièces pour le clavecin et des Amusements et Caprices pour violon seul.
Plus virtuose que musicien, Guillemain marque déjà la tendance qui ne fera que s'accentuer durant la seconde moitié du sviir siècle, et qui portera la musique de violon à être surtout violonislique. Néanmoins, la part qu'il a prise au développement de l'écriture symphonique ressort de ses .Six Sonates en quatuor (l~i3), destinées à la Uûte traversieie, au violon, à la basse de viole et à la basse continue: ces sonates, qui comportent quatre mouvements, ne devaient pas être exécutées « a grand orchestre, » et constituaient de véritables quatuors de chambre. En général, le style de Guillemain est bariolé de triolets en doubles croches jetés dans les mouvements binaires, à la mode italienne. Guillemain était cité pour sa main prodigieuse et son extrême habileté; il a mis toute sa virtuosité, qui le faisait passer de son temps pour bizarre, dans ses Amusements pour viofcn seul, où il entasse difficultés sur difficultés. Il est le premier, avec L'abbé le fils, à composer en France de la musique pour violon sans accompagnement.
Ce L'abbé le Ois fut un des meilleurs élèves de
-1. C'est à Lille, qu'en 1733, il fait paraître $oa œuire I.