‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 252 sur 364 · La Venir, introduclii · texte numérisé non relu

La Venir, introduclii

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1566 ENCYCLOPÉniE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE

Il sera membre de l'Inslitiit el chevalier de la Légion d'honneur. Mais ce n'est plus à des travaux de compositeur qu'il se consacre. Nommé inspecteur de l'enseignement, à la fondation du Conservatoire, en 179b, il démissionne presque immédiatement. Retiré à Montmorency, dans l'ermitage de Jean-Jacques Rousseau, il réédite et complète ses Mémuires ou Essais sur la musique, qui paraissent, en 1796, imprimés par les soins du gouvernement, en trois volumes. En 1801, il publie un nouvel ouvrage en trois volumes. De la Vérilc, Ce que nous fumes. Ce que nous sommes. Ce que nous dfviions être, dédié h l'Institut national des Sciences et des Arts. Lorsque la mort le frappe dans sa retraite, il écrit un nouvel ouvrage, demeuré inédit. Réflexions d'un solitaire, dont le manuscrit en plusieurs cahiers est aujourd'hui dispersé.

Les autres compositeurs, Gossec, Martini, Dalayrac, enthousiastes, comme Grétry, de la Révolution, poursuivront leur carrière de musicien avec une vigueur nouvelle, et c'est le plus vieu.x d'entre eux, Gossec, l'un des plus ignorés de notre génération, qui donnera aux musiciens les plus jeunes l'exemple de la verve inspirée et de la fécondité heureuse.

En 1789, les jeunes compositeurs qui n'ont pas encore conquis la renommée, mais ont déjà fait leurs débuts au théâtre, au concert, ou dans la musique de chambre, sont, suivant leur âge : Ignace Pleyel, né en 1757; Cherubini, Lesueur, tous les deux nés en 1760; Méhul, né en 1763; Henri Berton, né en 1767. Un tout jeune musicien n'est encore que le disciple de Gossec, mais il ne va pas tarder à compter parmi les musiciens les plus actifs. C'est Catel, né en 1773.

Un autre jeune musicien est né en ilTo. Mais celuilà ne marquera pas dans la période. Après un début au théâtre en 1797, il quittera la France, en 1803, pour rester en Russie jusqu'en 18H.II figurera glorieusement parmi les musiciens célèbres de la Restauration. C'est Boïeldieu.

Les virtuoses contemporains restés les plus célèbres sont : pour le violon, Rodolphe Kreutzer, Baillot, Rode; pour la tlûte, Devienne; dans l'art du chant, Louise Dugazon, Garât, Gaveaux.

A côté de ces musiciens, prennent place — et place prépondérante — deux hommes qui n'étaient pas tout d'abord destinés à la musique. Tous les deux appartiennent à l'armée. Ils se sont préparés, par la culture artistique qui a occupé leurs loisirs, à entrer dans la vie musicale, où les événements les conduisent. L'un, né en 1760, Rouget de Lisie, donnera à la France son chant national. L'autre, né en 1765, Bernard Sarrette, sera le fondateur de notre Conservatoire national de musique et de déclamation.

4. Plan adopté dans cette étndc de la niusiqne française de 1789 à 1815.

C'est par l'étude de Bernard Sarrette que nous commencerons, car ce fut de son action, au début de la Révolution, que sortit le mouvement artistique populaire qui décida de l'orientation nouvelle de l'art en France, et son histoire est celle de la fondation du Conservatoire. Nous suivrons par l'étude de Gossec, qui fut le premier à soutenir l'elfort de Sarrette, qui sut le vivifier, y entraîner tous les autres musiciens par son ardeur convaincue, et dont l'œuvre vaste résume presque complètement l'histoire des fêles et des cérémonie auxquelles la musique fut mêlée pendant la Révolution.

Ensuite nous retracerons rapidement ce que firent, pendant cette période, Grétry, Martini, Dalayrac. Puis nous étudierons plus complètement l'œuvre des musiciens qui appartiennent à l'histoire de la première République et du premier Empire : les Pleyel, Cherubini, Lesueur, Rouget de Llsle, Méhul, Berton, Catel.

Enfin, pour qu'on trouve réunis ici des documents historiques aussi complets que possible, nous consacrerons quelques pages aux moins inconnus parmi les musiciens qui, en continuant à écrire de tendres romances, comme au temps des bergères de Trianon, maintinrent curieusement, en pleine ardeur révolutionnaire, la tradition de la musique aimable. Insouciante jusqu'à la naïveté, que le Directoire et l'Empire devaient rendre à la vogue la plus tlorissanle.

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