C.-S. C:ilel
Charles-Simon Catel est néàLaigle, dans le départements de l'Orne, le 10 juin 1773. La proteclion de Sacchini, que sa très jolie voix d'enfant avait séduit, lui valut d'être admis dès l'âge de onze ans, en 1784, à l'école royale de chant que dirigeait Gossec, et qui avait élé fondée l'année précédente, sur les sollicitalions de l'intendant général Papillon de la Eerté,pour assurer le recrutement d'artistes destinés à l'Opéra ou à la chapelle du roi. 11 y reçut les leçons de Gobert pour le piano et celles de Gossec pour la composition, gagna l'affection de ses maîtres par son zèle dans l'étude et développa si rapidement son talent précoce que, trois années après son admission, en 1787, Gossec lui confiait le poste d'accompagnateur. Ses éludes terminées, il fut nommé accompagnateur à l'Opéra, où ce posle lui fut conservé jusqu'en 1802. Choisi par Bernard Sarretle pour être collaborateur de Gossec dans l'organisation artistique de la musique de la Garde nationale, il fut associé, dés le commencement, à l'heureuse initiative qui, sur les débris sauvegardés de la meilleure musique militaire du roi, devait élever l'Ecole de musique de la Garde nationale, puis l'Inslilut national de musique, enfin le Conservatoire de musique. Comme musicien de première classe, aux côtés de son maître Gossec qui avait reçu le tilre de lieutenant, Catel prit part à toutes les manifestations où parut la musique que Sarrette avait constituée , sous le nom de Musique de la garde nationale, avec les musiciens et élèves du dépôt des gardes françaises, abandonnés depuis la prise de la Bastille. Les marches, les symphonies que la musique de la garde nationale joua aux heures joyeuses où le peuple se réunit pour manifester ses joies de la liberté conquise, ou ses espérances de fraternité, furent composées par Gossec et par Catel, qui suivait avec foi son maître et Sarrette dans leur apostolat artistique, et qui était convaincu, comme eux, de l'insuffisance et de l'inconvénient des instruments à cordes pour l'exécution en plein air, sur la place publique, qui appartenait aux instruments à vent. Pendant la féconde période de 1790 à 1799, outre des marches et symphonies pour instruments à vent, il écrivit un hymne à la liberté, en 1791 ; un De Profundis, à la mémoire du major général de la garde, Gouvion, en 1792 ; une Ode patriot'ique et un Hymne sur la reprise de Toulon, en 1793;
Ode piUviotiquc (fi'agment).
HAUTE CONTRE