FIN
Por . te pugn's, Por . te poir's, Port(e)cheri . ses tou.tes noir(es),
Por . te pugn's, comm(e)des boulets, Por. tepoir(es)pleirides ca.toir(es>,
Poi.riers! Pu . niers! Si t'es biè quer . quée De't vi.rai vol
les . scom p'rai In gros . bas.tons Pou' l'Es, couvi . on!-
Al'Escouvion! (bhy Portez prunos, jiûrtez poires, portez prunes comme des boulets, portez cerises toutes noires!
portez poires plein des i>aniers !
Chanson de l'Escouvion !l, a fête des Arbres).
êtes bien " fruil verrai volontiei 1 no donnez rien
je TOUS abattrai, je vous découpera en gros bâtons pour l'Escouvion !
Des folk-loristes attribuent à ce chant d'invocation une origine très lointaine, peut-être druidique. ]^11 a trait aux fêtes de l'Alion. (Voir ci-après.) Chant du pays borain (Mons).
JirsrnrnE de la MrsiovE
Chanson de l'AIion.
Moderato
Là - haut sur la mon ta.gne, Ca.ma . rad(es) il fait bien
chaud. Les fil - les sont en pur(e) che ^ mi . se,Vers(e) i
^ Piîi allegro
Les gar . çons en ca le . çon, Bu.vons donc!
Les folk-loristes prétendent que Alion viendrait de Hèlios, soleil. Les fêtes de V Alion consistent surtout en feux de joie (feux de la Saint-Jean; " bures » ou ■M brandons - du premier dimanche de Carême).
Allegro
A l'examen, la textuie de celte mélodie sembla d'origine assez récente, française probablement. Pays boraiii (Mons).
d'un grand coeur,Pour par. 1er à l'Empe.reur, AVien(ne)ar . ri . vant Droit
leur souvereingn,que c'étaient trois Bo . reingns.
Les 3 Boreings. Les 3 Borams.
C'est peut-être la plus populaire de toutes les chansons du Borinage. Les autres couplets peuvent résumer ainsi :
L empereur, enfin, Fit entrer les trois Borains, Dedans un grand salon, Demandant mille questions.
Ils ont annoncé à Sa Majesté Que tous les Borains Etaient pour leur souverain.
Qu'ils sont d'une vive ardeur Pour soutenir leur empereur.
Toutes les dames d'honneur, Sa Majesté, les soigneurs, ■ On(t) fait venir du" vin, — Bonne liqueur pour ces Borains, ■ Biscuits, macarons, Oranges et citrons.
Ma foi, ils ont mangé A (la) table de Sa Majesté,
Buvant d'une vive ardeur, A l'empereur.
4. L'un des trois a dit Qu'il fallait savoir ceci, Que sans faire d'embarras, Les Borains sont bons soldats, Frameries et Hautrages, Cuesmes et Pâturages, Jemappes et Quaregnon', Tous villages de grand renom, Ils sont capables de faire feu Sur tous les audacieux.
.'j. L'empereur, enfin.
Leur a fait beaucoup d'honneur
Devisant avec eux
Assis au coi-n d'un bon feu.
L'un des trois Borains, Ayant sa pipe en main.
Ma foi, il a fumé Présent (en présence) de Si Offrant une pipe de tabac A l'empereur le (et) roi.
L'empereur l'a prise;
Ma foi, il a souri!
Ma foi, il a fumé,
Trois Borains à ses côtés !
Voilà quel honneur
De voir un empereur.
Un d/3 nos souverains
Au milieu des trois Borains
Puis, il leur a accordé
Ce qu'ils ont demandé.
L'empereur dont il est question dans cette chan- 1 On sait que ce souverain eut maille avec les Belges, son si bon enfant semble être Joseph II d'Autriche. | que ses réformes, incomprises, avaient révoltés.
ire.cies esten.viron . né D'dragons, hus.sards, einfan.te