Tome XIV (1909). — Le Temple de la Gloire (rev. de M. A. Guil
Torae XV (1910). — Les Fêtes de VHijmen et de l'Amour (rev. de M. Rcynaldo Hahn).
Tome XVI (1911). — ZaU (rev. de M. Vincent d'Indy). Tome XV 11 (1912). — Pyijmalion. — Les Surprises de l'Amour (rev. de M. M. BBsser).
Tome XVlll (1913). — Nais (rev. de M. Reynaldo Ilalin). Chacun de ces 1 S volumes est accompagné d'un commentaire bibliosraphique i-l cnliiiuc par MM. Charles Malherbe, Maurice Fmmanuel et Miirlial Tenco.
insTOIliE DE LA MUSIQUE
A-V/J" ET XVIII'' SIÈCLES. -- FRANCE 13sn
Jean-Pliilippe Mameau naquit ;i Dijon, rue Saint- Michel, dans une maison de l'ancienne cour Saiut- Viiicent, actuellement 5 et 7 de la rue Vaillant, et l'ut baptisé, le 2o septembre 1083, dans l'église SainllUienne, église collégiale pour le compte de l'église ïiaint-Médard en reconstruction depuis 1680.
Il était lîls de Jean Hameau, organiste à Dijon, et (le Claudine de Marlinécourt, sa femme, et avait pour parrain un conseiller du roi au parlement de Bourgogne, Lantin de Montagny, et pour marraine demoiselle Anne-Philippe de Mimeure, fille d'un ancien conseiller au Parlement'.
Son père occupait en 1609 les fonctions d'organiste à Saint-Etienne, puis, de 1674 à 1670, touchait les orgues de Sainte-Bénigne, et enfin, s'engageait pour vingt ans, au mois de juillet 1690, vis-à-vis de la fabrique de Noire-Dame. Il mourut avant 1715-, et ne jouissait point, ainsi qu'on l'a prétendu, d'une large aisance. Tout au contraire, ses moyens paraissent avoir été des plus modestes pour un père de famille chargé de huit enfants : Jean-Philippe (1683), Claude, Catherine, Elisabeth, Marie-Marguerite, Maiie, Marie- Madeleine (morle en bas âge) et Philippe.
l/organiste dijonnais ne négligea rien pour donner à ses enfants « une tête musicale », et M. Pougin assure que Jean-Philippe exécutait à première vue toute espèce de musique sur le clavecin, dès l'âge de sept ans^.
Rien dans De Croix'" ni dans Maret^ n'autorise à croire que le père Rameau nourrissait l'ambition de faire de Jean-Philippe un magistrat ; il le lit entrer au collège des Jésuites de Dijon, où Jean-Philippe ne dépassa pas la quatrième et manifesta, selon Maret, de grandes dispositions pour la musique, en même temps qu'un caractère fort vif. Félis a prétendu que son éducation musicale s'était effectuée à bâtons rompus. C'est là, affirme M. Quillard, une insinuation de tous points inexacte, car Dijon, ville parlementaire et lettrée, olfiait de grandes ressources intellectuelles et artistiques, et on y comptait deux maîtres de musique Je mérite : Richard Menaull et le chanoine l-'arjonel'^.
Toujours est-il que, vers 1701 (Rameau avait alors dix-huit ans), son père prit le parti de l'envoyer en Italie, détermination qu'on a entourée de circonstances romanesques qui ne sont pas éclaircies''. Habile claveciniste et bon violonisle, Jean-Philippe semblait devoir retirer grand profit d'un pareil voyage, mais il ne dépassa pas Milan et, somme toute, ne rapporta point de Lombardie d'impressions musicales bien vives. Ce fut surtout à Paris que, grâce au concert italien du Louvre ( 1724), aux oeuvres de Bononcini et à la première apparition de l'opéra-bufTa (1729), il apprit à connaître la musique italienne. Chabanon rapporte même que, vers la lîn de sa vie, ilregrettaîtde n'avoir pas mieux étudié l'art italien durant sa jeunesse.
Selon M. Brenet, Rameau aurait penché du côté des Boulfonnisles'. Dès 1737, il se plaignait, comme plus
1. R. Garraurt. J.-Plt. Iliinuau, dans le Huttelin d'histoire et d'arrUrolorjie reliiiieii.ics <iu (hociic ile Dijon, 1887, p. 139, citi-parM. Bre-
■1. H. UuiUard, 1rs A:ui,;s dr jrimease de Jtameaii. Ilrvue d'histoire et de critique, musicales. l'Jui, p. 163|.