Voir Marel, loco cit., p
a. M. Brcnel, /a Jeunesse de Hameau {Kicista musicale italiana, laoi, p. 676.
tard le lirent les Kncyclopédistes, de l'incapacité et de la mauvaise exécution des chanteurs français, et ne manquait pas de vanter le théâtre italien.
Il est fort malaisé de reconstituer la vie de Rameau à partir de son retour en France, lin 1702, Rameau trouvait à Avignon une place de maître de musique provisoire'-', et le 23 juin de la môme année, il passait avec le chapitre de la cathédrale de Clerraont-en- Auvergne un bail de six ans pour tenir l'orgue de cette église. C'est à Clermont que, selon Maret, il composa les trois cantates Médiic, l'Absence et l'Impatience, qui y furent accueillies avec beaucoup de succès et qui montrent que, dès cette époque, Rameau n'ignorait point la musique italienne, car la cantate était un genre qui nous venait d'Italie. En 1706, il avait toutefois quitté cette ville, et l'anecdote narrée par Maret et reportée à 1722, lors de son second séjour en Auvergne, anecdote selon laquelle Rameau, pour vaincre la résistance du chapitre qui s'obstinait h lui refuser la résiliation de son bail, se livra sur l'orgue à un véritable charivari, ne semble pas des mieux fondées. Peut-être n'est-elle que l'attribution à Jean-Philippe d'une histoire identique survenue a son frère Claude, en 1737, à Notre-Dame de Dijon'".
Quoi qu'il en soit, nous trouvons Rameau installé, en 1700, à Paris, où il fait graver sa première œuvre, le premier L(ti»'e(/e Pièces de clavecin, et on est en droit de supposer que le musicien habitait déjà la capitale dès le pi'intemps de 1703. 11 se peut aussi qu'il ait demandé des leçons à Louis Marchand, dont il paraissait grand admirateur, et que ce dernier l'ait désigné aux Jésuites de la rue Saint-Jacques comme capable d'y recueillir sa succession. Hameau touchait là 120 livres par an, ce qui n'était guère; aussi se mit-il sur les rangs lors du concours ouvert, en septembre 1706, pour une place d'organiste de Sainte-.Madeleine en la Cité. Six candidats demeurèrent en présence pour l'épreuve finale : Manceau, Calvière, Vaudry, Poulain, Doi nel et Hameau. Bien que Rameau eût été jugé le plus habile, ce fut Dornel qui l'emporta.
On a cru longtemps que cet échec décida Rameau à quitter Paris, mais M. P. -M. Masson a montré que, de septembre 17Ù6 à la fin de 1708, le musicien habitait encore la capitale". De 1709 à 1715, ses biographes avaient perdu sa trace, et ce n'est que depuis peu qu'on est parvenu à la retrouver, au moins partiellement. Au mois de mars 1709. Jean-Philippe, sous la désignation de Jean-Baptiste Rameau fils, remplace son père à .^'otre-Dame de Dijon en qualité d'organiste, moyennant des gages annuels de 130 livres'-. .Mais, en 1714, Rameau avait déjà abandonné cette situation, puisqu'il occupait alors l'orgue des Jacobins de Lyon, où il séjourna une année entière'^, et où il touchait un traitement de 200 livres. L'année suivante (10 janv. 1715), il assiste au mariage de son frère Claude avec Marguerite Rondelet, et quitte peu après Dijon''. On a raconté que Rameau avait eu
nal d'Arnaio
nvier 1737 à Claude Rameau à la fc!lo i merciers, est rclalée dans ['Histoire J. Bresson, p. Ô33 et suiv. (cité par