‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 2)Chapitre 96 sur 364 · b'r. Hellouiii, loco cit., p · texte numérisé non relu

b'r. Hellouiii, loco cit., p

3. Sur Rousseau musicien, voir Adam, J.-J. Housseau musicien, dans les Souvenirs d'un musicien (18S7|. — J. Cariez, Grimmet la Musii/ue de ton temps (187i). — A. JuUicn, la Musique et les Philosophes au dix-huitième siècle (18731. — G. Beclicr, « Pijijmalion ', par M. J.-J. Housseau (1878). — L. de Vesly, J.-J. Rousseau à Trye-le-Chdteau (1879). — A. Jaiisen, /.-/. Housseau als Musi/cer (1884). — A. Pougin, J.-J. Housseau musicien, d'abord dans le .Mi^nestrel (1899-1900), puis en volume (1901). — E. Istel, J.-J. Rousseau als komponist seiner lyrischen scène Pytjmalion (1901), — A. Araheim, le Devin du village von J.-J. /tousseau {Jtecueil de la Soc. int. de musique, juillet 1903). — E. Hirschberg, Die Eneyclopddisten und die franzbsiche Musik im 18 Jahrhundert (1903). — Fr. Hellouin, /.-/. Housseau et sa Psychologie à l'orchestre (Feuillets d'histoire musicale française, 1903). — E. Istel, l'Influence de J.-J. Housseau dans l'Histoire de la musique (Guide musical, 1904). — H. Kling, /.-/. Rousseau et ses Etudes sur l'harmonie et le contrepoint (Jtiuista music. italiana, 1905). — I.. Vallas, le o pygmalion « de J.-J. Housseau {Jlevue music. de Lyon, 1905). — J. Tiersot, arlicles sur le Devin du. villaije (Ménestrel, 1891, 1910) ; la Musique de J.-J. Rousseau [S. 1. .1/., juin 191 ii) ; /.-/. Rousseau, (les Maîtres de la Musique, 1912). — l'.-M. M.asson, les Idées de Rousseau sur la Musique (S. /. M., juin 191 a,. — G. Cucuel, Notes sur J.-J. Rousseau musicien (Bulletin menswl de la Soc. inl. de musique, juin 191::). — Consulter aussi : Caslil-Blaze, .Volière musicien el l'Académie impériale de musique. — Berlioz, les Grotesques de la musique (p. 247), enfin les Confessions.

4. Le maître de Rousseau, à la maîtrise de la cathédrale d'Annecy,

un concert chez un M. de Treytorens; il reconnaît lui-même, dans ses Confessions, que le succès de cette audition fut nul ; néanmoins, il resta à Lausanne comme riiaitre de musique, puis, poussa Jusqu'à Neuchàtel, d'oii il vint, au printemps de 1731, faire un court séjour à Paris. De retour auprès de M""" de Warens, à Chambéry, il achète le Traité de llmrinonie de Hameau et se met à l'étudier, tout en dirigeaiit les concerts de sa protectrice el en se livrant à l'enseignement de la musique =. En 1733, il s'en va voir l'abbé BlanchardS à Besançon, revient àChambéry où il ébauche un ouvrage dramatique, Iphis et Ana-i-arèle'' , et part pour Lyon où il passe un an (1740-1741), comme précepteur. C'est dans celte ville qu'il entreprit un nouvel essai dramatique, la Décoiirei'tc du Motivcuu Monde^, avant de regagner d'abord Chambéry, et enfin Paris. Il avait imaginé un système dans lequel (les chiffres se substituaient aux notes et à la portée, et lut, à ce propos, un mémoire explicatif à l'Académie des sciences de Paris, le 22 août 1742'. Chose curieuse, ses débuts littéraires s'accomplirent sous les auspices de l'art qui lui était si cher, car la fameuse Dissertation sur la musique moderne, publiée en 1743, et le premier de ses écrits qui ait été imprimé, complète simplement le mémoire en question.

A Paris, Rousseau prend contact avec les philosophes et projette de rassembler en un ballet héroïque, intitulé les Muses galantes, des mélodies qui se grouperont en trois genres ditl'érents '". Sur ces entrefaites, il part pour Venise, afin d'y rejoindre M. de Montaigu; là, il se met en relations avec des musiciens italiens, fait entendre quelques pièces de son cru, et, à son retour à Paris, reprend la composition des Muses galantes, qu'il termine le 9 Juillet 1745. Cet opéra, il convient de le remarquer, rentrait tout à fait dans le type français traditionnel". L'audition en eut lieu chez le fermier général La Pouplinière, et en présence de Rameau, qui ne se gêna pas pour formuler à l'égard de l'ouvrage un jugement plutôt sévère'-.

Les Muses ijalantes furent cependant rejouées devant le duc de Richelieu, et Rousseau, qui désirait vivement les voir représenter à l'Opéra, parvint même à les faire répéter en 1747, au Magasin; mais là s'arrêta la carrière de celte composition, qui, longtemps considérée comme perdue, a pu être retrouvée dans les papiers de la famille de Girardin'^

s'appelait bien Le M.nilre, comme Jean-Jacques le dit dans ses Confessions; c'est un recensement de la ville d'Annecy, efTectué en 1726, qui a laisse supposer, par suite d'une erreur matérielle du copiste, qu'il se nommait Louis Nicoloz. Le Maître était Parisien. Voir Nouveaux Documents sur .M<" de Warens, Le Maître, professeur de musique de J.-J. Housseau et Claude Anet, J. Scrand (Revue Savoisienne, 1899-1900, p. 2411.

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