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Solï
Ut
Sol
Ut
Sol
Dix altérations ascendantes dont trois doubles dièses.
Trois altérations ascendantes.
Quatre altérations descendantes.
Onze altérations descendantes dont quatre doubles bémols.
Huit altérations ascendantes en plus dont un double dièse.
Une altération ascencendante.
Six altérations descendantes.
Soit» ^ Mi
Sib
Sol
Sil'
fe ^
Sol
^Sol t> Wit'
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Soi
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Ut
six bémols eu moins et quatre dièses eu plus, équivalant k dix altérations ascendantes dont trois doubles dièses.
Doux bémols en moins et un dièse en plus, équivalant à trois altérations ascendantes.
Vn dièse en moins et trois bémols en plus équivalanl à quatre altérations descendanles.
Six dièses en moins el cinq bémols en plus équivalant k onze altérations descendantes dont quatre doubles bémols.
Trois bémols en moins et cinq dièses en plus équivalant k huit altérations ascendantes dont un double dièse.
Vn ilièse en plus, équivalant k une altéralion ascendante.
Six dièses en moins, équivalant k six altérations descendantes.
14. Substitution d'une armure par dièses à une armure par bémols, ou d'une armure par bémols à une armure par dièses. — Ajoutons aux démonslrations qui précèdent quelques considérations relatives à la substitution d'une armure par dièses à une armure par bémols et à celle d'une armure par bémols à une armure par dièses.
Les régies qui suivent pourront faciliter l'interprétation des altérations accidentelles dans la transposition :
1° Si l'on substitue une armure par dièses à une armure par bémols, les bécarres accidentels deviendront des dièses, et les bémols des bécarres.
2° .Si l'on substitue une armure par bémols à une armure par dièses, les dièses accidentels deviendront des bécarres, et les bécarres des bémols.
Quelques développements feront mieu.v comprendre l'application de ces rèjçles.
i'à. Substitution d'une armure par dièses à une armure par bémols. — Si, â la place d'une anniirc
pin- bémols appartenant au ton écrit, on met, ilans le liin transposé, une armure par dièses,
1" les bécarres portant accidentellement sur les notes indiquées bémols à la clé dans le premier ton, deviendront des dièses dans le ton nouveau.
Exemple :
r? Ion JP t^ih,
Lap majeur
Ton de la
Iror.sposilinn
Sol majeur
Scljf RéjiUtît
On voit dans cet exemple le si, le mi, le la, le )'(• figurant bémols à l'armure de la clé dans le ton écrit; le.s bécarres accidentels qui les altèrent doivent se lire dièses dans le ton de la transposition.
2° Les bémols qui ne figurent pas à l'armure de la clé dans le premier ton, et qui portent accidentellement {dans ce prem'wr ton] sur les notes qui, pur la transposition, sont indiquées dièses à l'armure de la de du ton transposé, se liront bécarres dans ce ton transposé.
TECHNIQUE. ESTHÉTIQUE ET PÈnAGOGIE
Exemple :
Lab majeur
Ton de la trjDspiisitiou Ml majeur
Rci] Solii Doi,
On voil que, dans cet exemple le sol t\ le rfo|>, le fa b ne figurent pas à l'airaure de la clé du premier ton ; ces nouveaux bémols accidentels correspondent (par la transposition) aux notes qui sont indiquées dièses à l'armure de la clé du ton de la transposition, et se lisent bécarres dans ce ton transposé.
3' Les notes didsées accideiitclleiiicnt dans le premier ton {armé de bémols), et qui correspondi'nt {par la tninsposilion) aux notes indiquées dièses à l'armure de la clé du ton transposé, se liront doubles dièses dans le ion transposé.
Exemple :
1"/ ton Sol mineur
Tim de la
Iransposilioii ■ Fa }f mineur
-Kl»-
Fax Utx Solx
On voit que, dans cet exemple, le soit:, le réi, le /a# accidentels, placés dans le premier ton, correspondent (par la trajisposition) au fa, à l'ut, au sol indiqués dièses à l'armure de la clé du ton transposé, et se lisent doubles dièses dans ce dernier.
16. Substitution d'une armure par bémols à une armure par dièses. — Si, à la place d'une armure par dièses, aiipartenant au premier ton, on met, dans le nouveau ton, une armure par bémols,
i" Les bécarres portant accidentellement sur les notes indiquées dièses à la clé dans le premier ton, deviendront des bémols dans le ton de la transposition.
Exemple :
K.' ton La majeur
Ton de la transpositiun Slb majeur
fe
àff=
On voit dans cet exemple le fa, le do, le sol figurant dièses à la clé dans le premier ton; les bécarres qui les altèrent accidentellement doivent se lire bémols dans le ton de la transposition.
2» Les dièses qui ne figurent pas à l'armure de la clé dans le premier ton, et qui portent accidentellement dans ce premier ton sur les notes qui(par la transposition) sont indiquées bémols à l'armure de la clé du ton transposé, se liront bécarres dans ce ton transposé.
Exemple :
VJ ton Ré majeur
Ton de la transposition Mlb majeur
On voit que, dans cet exemple, le salit, le ré H, le lai ne figurent pas à l'armure de la clé du premier ton; ces nouveaux dièses accidentels correspondent aux notes qui sont indiquées bémols à l'armure de la clé du ton de la transposition et doivent se lire bécarres dans ce ton transposé.
3» Les notes bémolisées acc'ulentellemciU dans le /iremier ton [armé de dièses) et qui correspondent {par la transposition) au.c notes indiquées bémols à l'armure de la clé du ton transposé, se liront doubles bémols dans Cl' ton transposé.
Iv^eiiiple :
1'.' ton Ré majeur
Ton de la transposition Mit majeur
On voit que, dans cet exemple, le la (., le ré b, le sol i> accidentels, placés dans le premier ton, correspondent (par la transposition) au si, au mi, au la indiqués bémols à l'armure de la clé du ton transposé, el se lisent doubles bémols dans ce dernier.
■foules les altérations accidentelles étrani;éres aux nrmuies de la clé de deux tons, l'un original, l'autre transposé, doivent se lire, conformément à l'écriture, dans le tonde la transposition ; c'est-à-dire que les bémols restent bémols, les dièses, dièses.
Épilogue. — La transposition est un art difficile. iNous avons connu un grand nombre de très distingués pianistes-virtuoses pour lesquels la pratique de cet art était un véritable supplice, alors que de très modestes exécutants, mais excellents musiciens, transposaient presque naturellement et comme en se Jouant.
U faut reconnaître que notre musique coiilemporaine exige un talent considérable pour la lire sans bésitation en la transposant. Nous devons donc admirer ce genre de talent comme il le mérite.
Les aptitudes varient selon chacun de nous. En applaudissant chaleureusement l'artiste qui chante une mélodie d'un compositeur moderniste contemporain, nous devons également applaudir le pianiste qui, au pied levé, a été appelé à ti'ansposer l'accompagnement. Parmi toutes les règles contenues dans le présent entretien, il en est qui, à la vérité, ne seront que très rarement observées dans la rapidité de la lecture en transposant. Il était cependant intéressant de les mentionner, conformément au progiamme que l'auteur s'est tracé et qui consiste à faire connaître au lecteur tout ce qui est susceptible de stimuler en lui l'esprit d'analyse et de raisonnement.
15e ENTRETIEN THÉORIQUE
LA COMPOSITION MUSICALE ET L EXECL'TIO.X. RACTÈRE. — LA COULEUR. — LE STYLE.
MENTS. — NUAiN'CES. — ACCENTUATION.
LE CA- 3I0UVE-
1 . Pouvoir de la musique. — La musique a le pouvoir d'exprimer certains sentiments, certaines émotions du cœur et de l'àrae. Par le langage imitatif et coloré des sons, avec leurs combinaisons variées, elle
évoque le souvenir des choses de la nature. Par son action directe sur notre sensibilité qu'elle excite, sur notre esprit qu'elle intéresse, sur notre être physique qu'elle impressionne, elle est un des arts qui ont le plus captivé l'attention soutenue de l'homme. Le génie humain a élevé l'art musical à l'état de science, avec des principes basés sur le rapport des sons entre eux.