IS
our :
1 petite lliite.
1 trompette.
2 i/randes /lûtes.
2 cors.
I petite clarinette.
1 contrebasson.
2 grandes clarinettes.
1 tambour.
2 bassons.
i f/rosse caisse.
Une Marche pour relmite au.r flambeaux (1809) pour :
1 petite flfite.
2 hautbois.
2 ffraniles c/urinelles.
2 /'assfliis.
2 Irowpettes.
2 cors,
1 cnntrefxisfiùn .
1 triangle.
1 tambour.
1 cymbales \ paire '.
L'ne Polonaise (1810) pour :
1 petite fliUe.
2 hautboh.
2 (jrandes ctarinettes.
1 basson ,
1 trompetle.
2 eors.
I euntrehaason.
1 Irianffte.
1 tambour.
I grosse caisse.
\ cymbales 'paire).
Une Ecossaise (1810) avec la mt^me instrumentation, mais avec deux bassons au lieu d'un seul.
D'autre part, Schubert écrivait pour ces mêmes musiques, en 1813 :
Petite musique funèbre en mi[y pour :
2 grandes clarinettes.
2 bassons.
2 cors.
Menuet pour :
2 hautbois.
2 grandes clarinettes.
2 trombones.
I contrebasson»
2 cors.
2 bassons.
En 1809, les musiques d'infanterie françaiseavaient acquis, à peu près toutes, la famille des trombones complétée d'une trompette et soutenue d'un ou de deux serpents, mais beaucoup de ces musiques n'avaient augmenté leurs clarinettes qu'en se privant des hautbois; elles se présentaient doucen jçénéral ainsi :
1 petite flttte.
1 petite clarinette.
6 ou S grandes clarinettes dmsées en deux ou trois parties.
2 bassons.
1 trompette.
2 cors.
2 ou 3 trombones,
1 ou 2 serpents.
1 tambour.
1 grasse cais.te.
1 cymbales i paire 1.
1 pavillon chinois.
Les musiques de la Garde avaient des hautbois et un plus grand nombre de musiciens, surtout pour les
clarinelU'S et les cors; seulement, l'iiistiumenlation était la même.
En 182.>, nous retrouvons nos musiques militaires avec une instrumentation à pou prés semblable, mais en voie de réelle progression comme équilibre lie sonorité des parties.
Elles sont ainsi composées :
8 /Ii»cs.
•1 Aniirtoi's divisés en deux parlies.
2 petites elariiiettei.
IS f/rtiuiles clarinettes divisées en deux parties.
i; liassoiis divisés en deux parties.
2 trompettes.
4 cors.
2 trombones.
2 contrebassons.
Il n'est pas fait mention de la batterie, qui, sans aucun doute, existait toujours.
Il est évident que nous sommes loin des six ou huit instruments pour musique de chambre du commencement de notre seconde période, et dont une trentaine d'années seulement nous séparent; nous voici désormais en présence d'un véritable orchestre de plein air, capable d'interpréter des transcriptions de fragments d'opéra, d'ouvertures et même de certaines parties de symphonies; et si nous n'avons pas en France (à ma connaissance du moins) de partition gravée des musiques de celle époque, pour en juger, nous possédons la partition de VOuverture poitr harmonie que Mkndelssohn écrivit trois ans plus tard (1828) à l'usage des musiques allemandes qui s'élaient développées presque parallèlement aux nôtres.
Ouverture pour musique d'harmonie {i82B] :
1 petite pftle.
1 fininde fl/ite.
2 liautboîs.
2 petites clarinettes.
2 granités clarinettes'.
2 clarinettes altos.
2 bassons.
2 tTompetles.
4 cors,
3 trombones.
2 contrebassons.
i triangle.
1 tambour.
1 grosse caisse.
1 cymbales (paire ).
Comme on le voit ici, les musiques allemandes ne dilféraient des nôtres que par l'usage des clarinettes altos (cor de basset), que nous n'employions pas, et qui sont encore de nos jours une exception en France.
A cette époque, une évolution importante se dessinait dans le groupe des cuivres, qui, jusqu'ici, ne comptaient que le timbre clair des trompettes et trombones et le timbre spécial des cors; le timbre doux n'avait d'autre représentant que le serpent, dont le manque de justesse ne faisait qu'un pis aller; le cornef à bouquin (soprano du serpent) avait disparu depuis l'adoption des clarinettes.
Or, nous avons vu dans un article précédent (Du Principe des Instruments à rent^) que, dès la fin du xvin« siècle, on avait essayé de corriger le manque de justesse du serpent par l'adoption de quelques clés, par la mutation de ce serpent en basson russe et sa transformation (retour d'Allemagne, dit-on), vers d815, en ophictéide.
Nous avons vu également que Weidinger avait ressuscité, vers 1820, le cornet à bouquin transformé de même que le serpent, et devenu la trompette à clés^
1. Il ne s'agit ici que du nombre de parties et non pas du nombre des instrumentistes appelés à jouer chacune de ces parties.