‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 4)Chapitre 35 sur 198 · C. BASSE Mib. ao · texte numérisé non relu

C. BASSE Mib. ao

a» Si b. 21

BATTERIE

. Q iX'lrille sur la Vie Parisienne d'OFFSNBAca, par Co.^Rn. N" 945 de l'édition BcFj,Er-CRAMPON|(EvETTB).

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suivant, le goût particuliei- de son cliet' pour tel ou tel f.'iMiie d'iiistruinent, on ne pourra élalilir d'unité dans l'orchestration, chaque groupe ayant une composition el une proportion instrumentales diliérentes. It'autre part, si les partitions modernes ne sont pas gravées, l'exécution n'en peut être généralisée, et les compositeurs et les transcripteurs ne prendront pas la peine de les écrire. Il faudra donc, ou que les chefs de ces groupes musicaux se servent des partitions d'orchestration courante (type 1860), ou qu'ils écrivent eux-mêmes les partitions modernes, en se conformant strictement à leur composition instrumentale particulière; mais alors, on rencontre les inconvénients suivants : ou bien le chef de musique, d'ailleurs chef d'orchestre (batteur de mesure) parfait, n'a pas toute la compétence nécessaire pour bien écrire une partition, ou bien, ayant cette compétence, mais résidant en province, il ne peut disposer de la partition symphoniijue primitive et indispensable. Au surplus, si nous admettons que la partition a pu être bien établie, cette partition, parce qu'elle n'est pas gravée et par suite de sa disposition instrumentale pai'ticulière, se trouve localisée au seul groupe musical pour lequel elle a été écrite. Dans ces conditions, aucune extension, aucune propagation ne peuvent avoir lieu.

Pour obtenir la réalisation de la première condition ci-dessus énoncée (unité de composition instrumentale des groupes musicaux), je ne vois guère que

deux moyens ; I» un congrès des chefs de musique des grandes harmonies; 2" une nouvelle réglementation instrumentale des musiques de l'armée. Malheuroiiseument, les congrès, les congrès musicaux surtout, ne me paraissent pas avoir beaucoup d'efficacité pour faire entrer dans la pra ique les idées qu'ils émettent ou les décisions qu'ils adoptent; une nouvelle réglementation instrumentale des musiques militaires serait tout autrement déterminante : témoin l'adoption du nouveau diapason en 18!>9 et la réglementation instrumentale des musiques d'infanterie du 26 mars 1860. Mais ici, à moins d'événements bien imprévus, nous n'avons à nous leurrer d'aucun espoir chimérique; cela corlterait cher et exigerait un personnel plus nombreux. IN'en parlons pas.

(^uant à la deuxième condition, elle ne me parait pas plus pratiquement réalisable que la première, dont elle dépend d'ailleurs.

En elfet, comment demander à un éditeur de faire graver h, ses frais une par'tition écrite spécialement poirr un groupe musical ayant une composition instrumentale particulière?

La plupart des éditeurs, je l'ai déjà dit au cours de l'étude de la deuxième période, ne veulent éditer une partition que si elle est arrangée pour harmonie et pour fanfare. Ce sont des commerçants, et non pas des artistes. On ne peut leur en vouloir. D'autres ne consentent à graver une œuvre pour harmonie seule que si les frais d'édition en sont ou en peuvent être

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