‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 4)Chapitre 59 sur 198 · I. Jpu d^^ rviO;itre · texte numérisé non relu

I. Jpu d^^ rviO;itre

l'unisson d'une basse dell(Ue,sans basse ni clavecin.

Il faut citer aussi la variante orchestrale des reprises du chœur célèbre de Judas Marchat)i<r {lli'j] ; « Lève la tête, peuple d'Israël, " où le chœnr des jeunes gens est d'abord soutenu par l'orgue seul, les voix dialoguant avec deux cors en sol (écrits bien haut). Le même motif est ensuite interprété par le chœur des jeunes filles : « Chères compagnes, donnons-nous la main, » soutenu par deux llûles traversirres et l'orgue. Enfin, la troisième fois, cors, hautbois, flûtes, violons, violes, coiitiuuo et timbales à volonté accompagnent le chœur général.

Dans Résurrcctiua (l~OS) , un air de San Giovanni est délicieusement accompagné par la (liMe traversière, dialoguant avec la viole de gambe, sur le continua du Ihéorbe.

Dans Sa((^(l'38), on rencontre nn air de David sou tenu par les instruments à cordes pincées, le théorbe, la harpe, les violons et les basses en pizzicati.

HAENDELy emploie aussi le carillon à clavier, sorte de glockenspiel, lorsque les femmes Israélites sortent à la rencontre du jeune David, vainqueur du géant philistin, en chantant et en dansant an son des tambourins et des triangles.

L'instrument est en fa (transpositeur), et sonne par conséquent à la quarte supérieure de la note écrite. Il est d'abord combiné avec les premiers violons et l'orgue, puis se mêle aux chœurs et aux danses. Le compositeur en abuse même un peu.

Mais Résurrection est de toutes ses œuvres celle qui présente peut-être la plusgrande variété d'effets instruinenlaux. .\i. Lavoix, en parlant de cet oratorio, dit avec raison : .< Uaïïnijwl tirait de puissants effets du dialogue des masses instrumentales, et rien n'esi plus solennel que les passages où trompettes et trombones, alternant avec l'orchestre, répondent aux lamentations du hautbois. Dans le chœur de Saut c( ilow excellent ", les sonneries de trompettes, interrompant l'accompagnement des violons, sont d'un étonnant éclat. Sans pousser anssi loin que Kameai; l'amour de la musique imilative, Haendkl ne la rejetait pas complètementet l'appelait quelquefois.àson aide pour rendre sou idée avec plus de vérité; c'est ainsi que, dans la Fétu d'Alexandre, au moment on ce prince, rendu furieux par l'orgie, mel le feu à Persépolis, l'oichestre et les chœui's rendent d'une ni,Tnière saisissante le tumulte d'un peuple efl'rayé. » Il y a quelque excès dans cette admiration ; ce passage est peu de chose, à vrai dire, et ne constitue qu'unebienfaible tentalivede symphonie pittoresque.

Nous empruntons quelques exemples aux ouvrages de 11ae.\'dkl. D'abord un air de J/(S<t;i [Giusiino) où l'on veri-a le curieux agencement d'une trompette, de deux hautbois et du quatuor :

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H.ENDEL, Giustino. sernc \ :

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