‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 4)Chapitre 9 sur 198 · Deays d'Halicarnasse, livre IV, ch · texte numérisé non relu

Deays d'Halicarnasse, livre IV, ch

demi avant noire ère, donc plus de deux mille quatre cents ans avant la création, par Sarrette, du Conservatoire de musique de Paris, destiné primitivement au même but.

Notons encore que ces musiciens jouissaient de grands privilèges et que, s'il faut en croire Végèce, ils avaient rang d'oflicier.

Des Uoraains, nous allons jusqu'au ix' siècle pour trouver trace d'un instrument nouveau : le trombone ou sacquebule, dont on croit reconnaître le dessin dans un manuscrit de cette époque à la bibliothèque de Boulogne; mais il nous faudra attendre encore longtemps avant d'en constater officiellement l'emploi.

Le xii' siècle nous rapporte des croisades les cymbales et les timbales (nacairesi.

En 1347, les Anglais nous font connaître le tambour au siège de Calais, et Froissart nous dit, dans ses Chroniques, à propos de l'entrée du roi Edouard dans cette ville : >• Et entrèrent en la ville à si grand'foison de ménestrandiers, de trompes, de tambours, de nacaires, de chalemies et de (««ses, que ce serait merveilles à recorder. » Ces chalemies sont évidemment des instruments de la famille des hautbois, comme ces muses ne sont autres que des cornemuses ou pipes, instruments nationaux qui sont encore employés de nos jours dans les corps écossais.

A partir de cette époque, l'harmonie commence à se répandre dans les compositions chorales; les musiciens divisent les voix en plusieurs parties, et, pour soutenir chacune de ces parties, les faiseurs d'instruments s'ingénient à créer en famille complète chacun des instruments connus; c'est ainsi qu'au début du xvi" siècle, nous trouvons le matériel instrumental à vent composé à peu près ainsi qu'il suit :

L'arigot à trois Iruus ou galoubet

L'arigot à six trous ou flajol j

Le fifre '

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