Lajarte, ouvrage cite
3. Le patrimoine de Rossini, dont il laissa usufruitière, sa vie durant, -sa femme, montait à deux millions et demi de francs environ.
pompe extérieure de riches draperies et de nombreux flambeaux.
L'ofllce mortuaire eut Hou le 21 novembre 18C8 dans Féglisede la Trinité de Paris; on évalue à quatre mille le nombre des personnes qui y assistèrent.
La cérémonie terminée à 2 heures de l'après-midi, la dépouille mortelle fut accompagnée au cimetière du Pere-Lachaise. Le cortège élait précédé de deux bataillons de ligne et de la musique des deux légions de la garde nationale, qui exécutèrent la Marcia funèbre de la Ga:.za Uidni, la prière du Mosè et des fragments du Stahat.
Les cordons du corbillard étaient tenus tour à tour par le ministre d'Italie, [lar Camille Doucet, le baron Taylor, le prince PoniatowsUi, Auber, Ambroise Thomas, Perrin, Saint -Georges, par le député D'Ancona, Perruti, consul d'Italie, Tamburini, Duprez, etc., etc.
Au cimetière bien des discours furent prononcés : par Doucet pour l'Académie, par Thomas pour l'Institut, par D'Ancona pour l'Italie, par Perrin pour le théâtre, par Saint-Georges pour les compositeurs, par le baron Taylor pour les artistes, par Pougin pour les professeurs, par Elwart pour le Conservatoire.
Le soir même du 21, au théâtre Italien fut solennellement exécuté le Stabat pour honorer la mémoire de l'auteur.
La dépouille de Rossini fut embaumée avec un procédé inventé par un Italien. En mars 1887 elle fut solennellement transportée en Italie pour la faire reposer à côté de celle de Michel-Ange dans l'église de Santa Croce, à Florence, le Panthéon de l'Italie. Ce ne fut pas là un triste voyage, mais plutôt un voyage triomphal.
Dans son testament Rossini se montra très bienfaisant envers l'art musical. Il laissa héritière propriétaire la commune de Pesaro^, avec l'obligation de fonder dans cette ville, qui lui avait donné le jour et tant de preuves d'alfeotion et de vénération, un lycée musical après la mort de sa femme''. Il disposa que, également après la mort de son Olympie, on fondât à Paris et exclusivement pow les Français deux prix de 3.000 francs chacun pour être décernés annuellement, l'un à l'auteur d'une composition de musique religieuse ou lyrique c< qui devra se distinguer principalement pour la mélodie si néglujée aujourd'hui; l'autre à l'auteur ties paroles (prose on vers°), « sur lesquelles on doit appliquer la musique et l'y parfaitement appliquer ». « J'ai délibéré, ajoute le testateur, de laisser à la France, dont j'eus un si favorable accueil, ce témoignage de ma reconnaissance et du désir de voir perfectionné un art auquel j'ai consacré ma vie. » En laissant sa femme usufruitière du capital, il avait exprimé le désir qu'elle fondât à Paris un hospice pour chanteurs vieux ou malades, autant Italiens que Français, ayant vécu en France. Le désir du maître fut rempli par M"»" Pelissier. En 1889, à Auteuil, rue Mirabeau, fut inaugurée la Casa Rossini, destinée à donner l'hospitalité a une centaine d'artistes.
4. Olympie Pelissier mourut le 22 mars 1878. Le lycée fut ouvert en l'an 188:2, et grâce aux soins de son premier directeur, le maitre Charles Pedrolti, et surtout grâce â l'œuvre savante et (géniale de l'illustre compositeur Pierre Mascagnî, successeur de Pedrotli, il put s'élever jusqu'à la hauteur des premiers d'Italie. A présent il est dirigé par lo maitre Amilcar ZancUa, qui eu continue les belles traditions.
0. Donc Rossini, lui aussi, admettait qu'on pût mettre eu musiquo UQ libretto en prose,
ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOMNAIRE DU CnNSEnVATOIRE