‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 119 sur 297 · Violoncelle et basse · texte numérisé non relu

Violoncelle et basse

ô. TiompcLles et timbales.

6. Instruments complétant la basse, — et, plus tard, bautbois et bassons.

Johann-Wolfl'gang Franck s. Ce maître , assez peu connu, était de Hambourg, et alla, dit-on, vers 1687, en Espagne; il y fut en faveur auprès de Charles II, ot mourut, assassiné. 11 composa de la musique religieuse : Passions, Cantates, Te Deum, de très beaux chants spirituels, écrits en général sur des paroles l'Elmenhorst; mais il dut surtout sa réputation à ses opéras'. Les poèmes en sont médiocres; mais la musique a de la grandeur; le style en est large, la déclaination puissante. Il y passe par moments un souffle d'épopée et d'élégie grandiose, qui fait penser à Haendel, soit par ses vocalises exultantes, comme des fanfares ' :

Auflauf! Auf! auf! Auf ! Auf ! ihr, Hel

—m — Ihr,

den, auf!

tap ffere Manner,er muntert die glieder!

soit par sa majesté royale et religieuse, comme dans I Kriegen » : l'air admirable de Cara Mustapha : « Das Gluck im |

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Das glîick im Kriegen ist wan »

ckelbarjist wanckel-bar.

Certains airs, comme celui d'jEneas : Der Liebe kan man îeicht entrenncyi , dénotent nettement une

1. Elmenhorst, qui fut un des premiers libreltistes de l'opéra de H.iiTibourg-, voulait faire de l'opéra relifîieux une œuvre d'art classique, s'inspirant des modèles grecs. Mais l'esprit moralisant de l'Allemagne, et le goût de la farce populaire, si marqué à Hambourjr, étaient contraires à ces projets néo-helléniques.

2. iJans VEsther de 1680, on voyait la Beauté, la Vertu, la Courtoisie, l'inquiétude, l'Humilité. l'Orprueil, le Hasard, etc. C'étaient (le vraies Moralités du moyen ùge. Rien de dramatique. Elmenhorst définissait repéra : « un Singapiel, joué sur la scène, avec un noble apparat, pour la récréation décente de l'esprit, l'exercice de la poésie et le prosrés de la musique. »

3. Les CoUegia Musiea, ou Convtvia Mus'icaUa, qui alteicrnirent leur apoïrée vers 1700, en Allemaprne et en Suisse, furent le berceau do la vieille musique de chambre. C'étaient des réunions de bourpeois do la ville, qui aimaient la musique; ils venaient, rhamni avec son instrument, anit dans une salle spéciale, soit chez l'im d'iMitre eux, pour exécuter des morceaux d'ensemble, sérieux ou boulTes.

4. La Bandor ou Pandora était une sorte de luth ou de grande cithare, â 8 cordes métalliquea , touchées avec uu tuyau de plume

D, Les partitions de Hambourg, dispersées après la ruine du

influence italienne.

style de Scarlatti.

C'est à peu de choses près le

théâtre, vers 1750, ont été en grande partie réunies à la Kgl. Bibl. de Berlin, ainsi qu'à la Stadtbibl. de Hambourg, à Wolfenbiittcl. à Vienne et h Bruxelles. Malheureusement celles, des quinze premières années manquent, pour la plupart. Mais, depuis 1691, on possède au moins une partition par année.

6. Les autres musiciens étaient Theile, Strungk et Frtrtsch (voir sur eux les études de M. Zelle). Les librettistes étaient Elmenhorsi., Lucas van Bostel de Hambourg, Postel de Fribourg, et Bressanl, poète de cour de Brunswick. ^

7. Michal und David (1679); i3ie Macchaàaeische jVutter mit ihreii sieben Sôhnen (1679); Andronicda und Peravus (1G79, d'aprrs Corneille); Don Pedro oder die abgestraffte Kyffcrsucht (167*.t, d'après Molière); Alceste (IGSO, d'après QuinauU); Jodelct odvr sein selbst Gefnngener (16S0, d'après Sc«rron et Th. Corneille); j-Ene.as Ankunfft hi Italien (IfiSO); Semelc (1631); Hannibal [{Q'èV: Diochtianns (16S2); Attila (16S2); Vespnsian {\(S'^'i)\ Cara Mustapha, turckischei' Gros-Vezier {1686; inspiré du récent siège de Vienne, et s'autorisant de l'exemple do Racine dans liujazt't).

Un choix des mélodies religieuses de Franck a été publié ches Breitkopf.

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