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EACi'CLOPÉDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE

précédées de l'approbation affectueuse de Heinrich Schulz'.De Melchior Glelle^ (1667), nous avons des motels avec et sans instrumenls, où les intentions du compositeur doivent être servies par les exécutants, auxquels il prescrit tantôt de chanter con maniern. tantôt de faire, pour mieux marquer le sens contraire de certains mots, des oppositions de ipiano et de forte {slve dormio, p., sive viijilo, f.). Sur les parties instrumentales enfin, il écrit parfois cette indication : suave^.

En 1669, Samuel Bocksliorn (Capricornus), maître de chapelle du « sérénissime duc de Wurtemberg », met au jour son Theatnwi municum à 3 voix et 4 instruments ad libitum'' el la Continualio theatri imisici-' où est inséré {n" 4) le Judiciiim Salomonis de Carissirai. Il emploie des effets d'orchestre pai'ticuliers aux mai- Ires allemands. L'une de ses Cantiones sacrae (n° 7), écrite pour basse, est accompagnée de 4 violes et deux trombones.

De 1648 jusqu'à sa mort (1673), Joh.-Rudolph Ahle, organiste à Mùhihausen en ïhuringe, produit de nombreuses collections de motets et de concerts spirituels

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Viola.

Ritornella Allegro

dont nous pouvons juger par le choix publié par M. Johannes Wolf'. On remarque avant tout la clarté des thèmes et la simplicité de la composition ; il prétend rester accessible à tous les fidèles, el ses instructions sur la manière d'exécuter ses œuvres nous montrent qu'il veut les mettre à la portée des chapelles les moins riches en ressources vocales ou instrumentales. Dans son « dialogue de Pâques >>, le souvenir des œuvres de même destination de Schiitz est évident ; son motel à 6 voix Ach mich armen Siinder est d'une belle écriture; il y a de la grandeur dans son motet avec orchestre pour l'Ascension, une inépuisable variété et un lyrisme lumineux dans sa composition faite sur le choral ^yie schôn leuchtet derMoriiensterri. Mais c'est peut-être par la piété douce et affectueuse de certains chœurs, que son caractère dominant se décèle avec le plus de netteté : je citerai surtout le beau cantique Es ist geniig. On peut juger de son écriture pour les instruments d'après cette « symphonie », qui précède une « méditation spirituelle » sur la fête de Noël près du « berceau » de Jésus'.

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Dans le nord de l'Allemagne, tandis que l'organiste de la cour de Mecklerabourg, Albert Schop, s'efforce de renouveler, dans ses Exercitia rocis', les images de Schiitz, Kranz Tunder (-|-1667) use avec

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