‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 134 sur 297 · Même recueil, n · texte numérisé non relu

Même recueil, n

0. ilatikalische Gesprdche, I, n" 5. Beaucoup d'œuvres de llam-

traité, écrit sur la dernière strophe du beau choral de Philipp Nicolaï, Wm sdwnleuchCl der Morgensterii (avec quel éclat brille l'étoile du matin'') ; il est digne d'admiration aussi pour la paraphrase vocale de même forme qu'il imagine sur le cantique Ich hab mein Sach Gott heiingestdU''. Et sa fantaisie ne sommeille pas toujours : il y a du charme et de l'originalité dans son « dialogue pour la fête de Noël », où l'ange accompagné de deux cornets, annonçant aux bergers la naissance du Messie, est interrompu par les joyeuses acclamations de ses interlocuteurs et, à son tour, mêle à leur chœur des cris d'allégresse". Enfin, dans le Dialogue pour la fête de Pâques, nous trouvons un petit drame liturgique où sont représentés les divers épisodes de la résurrection, juxtaposés d'après les récits évangéliques, et où se déroule, entre Madeleine et Jésus, la merveilleuse scène que Schûtz a deux fois illustrée, dans son Histoire de ht RésurrecUon et dans son Dialogo per la Pascua. L'œuvre se termine par le chœur Surrexil Chrislus hodie. déjà chanté après les premiers tableaux. Dans la symphonie de l'introduction, il est à noter que Hammerschmidt emploie deux mouvements, annonçant ainsi l'un des premiers 1' « ouverture française'' ».

Parmi les musiciens d'église qui, à la même époque, traitent les genres inaugurés par Schutz et Hammerschmidt, nous citerons Seb. -Anton Scherer'; Augustin Plleger, dont les intéressants Psalini, Dialogi et Mottetta.e'^ , sa première œuvre, parurent à Hambourg en 1061 '"; l'ingénieux interprète des textes Martin Colerus, dont la Sulamitische Si'elen-llannonie fut publiée en 1662, à Hambourg aussi; Werner Eabricius, qui, la même année, donna à Leipzig un recueil de compositions religieuses richement instrumentées et

inerschmidt ont été rééditées dans les Denkmaler deutscher Tonlcimst, et dans les Denkmaler der Tonknnst in Omlrrreirh.

7. Musikalische Andnclilen, VI" partie, n» 7 (Freiberg, 1G46).

8. Missae, Psalmi et Molelli. 1637, liiLI. nal., Vm', 870. J'ai cité plusieurs passages des compositions de Scherer, dans la notice jointe aux œuvres d'orgue de ce musicien, publiées par M. A. Guilmant

Archives des maîtres de t'onjuc, .Kl" année).

9. Je signale en particulier le Pater noster à 4 voix, Ecce, Domine, pour alto et deux violes, et Vanitas vanitalum (alto, ténor, basse, où l'alto solo déclame en pur style italien. Le dialogue Jesu, amor dulcissime, entre le Christ et l'âme, nous rappelle des œuvres romaines de même genre. Dans le solo de soprano O Jlarmhertziger Valter, avec quatre violes (Upsal, Tab. 85 : 48), le procédé de développement du thème par des répétitions en des Ions diirérents est employé avec habileté.

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