‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 141 sur 297 · i< Qu'esl-re que l'envie · texte numérisé non relu

i< Qu'esl-re que l'envie

2. En particulier, sans doute, certains accompagnements en style d'imitation.

3. Je remercie vivement la direction de la Bibliothèque de l'université royale d'Upsal, et particulièrement M. Axel Andersson, pour la

sobres des Allemands on découvre, au contraire, un désir d'expansion lyrique dont une sorte de pudeur retient sans cesse l'essor. Tandis que les Italiens feignent en maîtres et traduisent avec exubérance des sentiments qu'ils n'ont qu'en imagination, les Allemands, vraiment possédés, craignent d'ètre^trop démonstratifs et de passer pour de vains virtuoses de l'émolion. Aussi, dans certains cas oii les Italiens délirent déjà, ils restent modérés, par conscience aussi bien que par tempérament. 11 faut que les idées grondantes de leur religion, les idées de la grâce, de la justification, du Dieu juste et tout-puissant, de la dette du pécheur, les surexcitent, pour qu'ils éclatent. Mais alors, ils atteignent, par leur énergie, aussi haut que les compositeurs plus tumultueux, elle Ion concentré qu'ils gardent d'habitude les fait paraître encore plus violents.

Nous avons cité un exemple étonnant de celte vigueur expressive des -allemands chez J.-Ph. Krieger. Dans une composition attribuée à Heinrich Bach (101 îi- 1692), nous trouvons, sous le même litre de Laim'nto. une œuvre de tout point semblable à l'oîuvre sombre et poignante de Krieger, Wie bist du denn. o Gott. Cette pièce, conservée en manuscrit à la bibliothèque d'Upsal^, mérite d'être connue. Dans cette mu-

communieation de cette pièce. Depuis que cet article a été écrit, cette pièce a été publiée, en Allemagne, sous le nom de Joli.-Christoph Bach. On a, en elfet, de bonnes raisons pour croire qu'elle est du fils de Heinrich. Cependant, \a manuscrit donne, nettement, le nom de Heinrich. Je reviendrai, dans un autre ouvrage, sur cette question.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

XVII^ ET XVIIIo SIÈCLES. — ALLEMAGNE 953

sique pénétrante, nous distinguons déjii la farouche 1 le goût pour les formes définies, puisque cet air a tristesse de Jean-Sébastien. Nous y découvrons aussi | une reprise. Voici, d'ailleurs, ce LaineiUo tout entier :

Violino

Alto

Violai Viola 2

Viola3

Violone Bassocont'

JE

la

rr

iàÀ

^E3EàU

"L/'iu'lr"»-

n t . [ Tn

Jr ^JJ ,^

caz:

in

te§

sers g nug

Achîach!

Ach!ach!dass ichWas

it

Was.

Page 1