‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 140 sur 297 · HISTOIRE DE LA MUSIQUE XVII^ ET XVIII" SIÈCLES. — ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LA MUSIQUE XVII^ ET XVIII" SIÈCLES. — ALLEMAGNE

SeS

ïm

^EEfeÈ^

gJLJ- Jli-f'gg

Trau rigkeit, oHerzens

Ni, r r y i

.. Soprano

ff^

Sehnen, 0

schweresBIey der Siinden.

ilpFPp >

Last! Ach,dass ichdoch konnt immer thranen

xmJ i I HT]

und war'auf Seufzen

fT

stets ge fasst!

Ach.,dass f'iir raeinem Lasfer.

^iir-M^^JHj^

Leben,IchmocIi( ans

N^jj\k^fr^

g^FS

grosser Furcht erbe.

.ben.

tiK

Koiiimher,meinHerz,und(ril( ziim

T Lj- 'r

fe

# 7 fi

f)r)r,ff|J- JM

i'P JVpa'

Rreuzen^Sieh an desHerren

schwerePein.

Wasgilfs der Li'lsJe sie.fes

Reizen,wirddir forthin ein

Greuel sein,

Wasgills,des Fleisches Ûppig.

keiten wirsl du aus dei

iH

nemnerzen rei

len!

fe

Si cette douce mélancolie lui est propre, elle ne lui interdit pas cependant d'être pittoresque: il ne se refuse l'emploi d'aucune des images animées que ses contemporains mêlent au chant, 'pour traduire certains mois : ainsi, dans le Madrigale tertium (Was ist der Neid^l), il ne néglige point de dépeindre les

Soprano

replis du <i serpent de l'envie », et, quand le textedu Madrigale quartiim lui présente ces mots : « Loin de moi, peuple des péchés, » il donne à l'orchestre une véhémence significative. Enfin on trouve dans son œuvre des motifs dont l'ampleur paisible est fort agréable (Madrigale primunt] :

nr> j'. j'i hii±f^^

Wanndieschon

^r Q^^Qi p p P iP [jr- m

s(en Scha.fer Heerden oh ne Hir (en auf der Plan (gehen)

Dans son catalogue manuscrit, conservé à la Bibliothèque nationale, Séb. de Brossard loue Fischer, jugeant que sa musique est « très bonne et de style moderne ». Par ce que nous lisons dans le même inventaire, au sujet de Pli. Heinrich Erlebach, nous comprenons mieux ce que S. de Brossard admire en Fischer. Il écrit en effet, à propos d'un recueil d'Erlebach : « Cet ouvrage est très bon et du vrai goût de la musique italienne moderne. » Il est intéressant d'observer que ce musicien français ne dislingue pas, chez Fischer, les traits qu'il retient de ses éludes françaises, et qu'il n'aperçoit point non plus ce qui, chez ce compositeur, est spécifiquement allemand. Mais ce qu'il trouve en lui de « moderne », l'intensité d'expression aussi bien que les procédés de l'écriture^, il le considère évidemment comme venant d'Italie. Celle appréciation n'est qu'à peu près juste. S. de Brossard attribue à l'intluence des Italiens ce qui dépend de la nature germanique. On conçoitd'ailleurs qu'il s'y trompe, abusé par les apparences, et plus familier avec les auteurs d'outre-monts qu'avec les auteurs d'outre-Rhin. Cependant, ces œuvres qui se confondent en son esprit sont d'essence bien diliférente. Le discours pathétique des Italiens semble toujours être fait pour la scène : dans les phrases

Page 1