‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 156 sur 297 · JoUaiin Sébastian Bach (I, p · texte numérisé non relu

JoUaiin Sébastian Bach (I, p

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

MiMdMMJ=è^M^U^

Soprano. -^

J.J'J ;7j>|l,J.Jj i

Meine Seuf

I ciu piano.

pxu p

TF

yû .\. —

^ r'py ^'^PiT^

zer

!..J^J,^uJ.J'J

' -!YS-^<j>- -^^

, , I Ir

j-jj i tM-^'j Mpip-py ^^

Mei ne Seul'

^E^EÉ

J iJ - J

zer,-mei

Te"

! pr^Q I f ^

tei

ftt£

zzrzzz

ne Kla

gen,meine

^"f: Mr :0iFi^

'^ m rJ

Kla -o —

^en,schicke

XE

Ti bs

■ r fr^r h

pM" r I r^

ichnurver gebens, niir ver ge bens ii ber mich,nur ver

lOI

PTT-

~en-

ge bens ii ber inich.

I tr

J - ,l-tr,l , .t. Jl ,) J J I I . J I J I 1 1 I I I I ^^

■) J J ii|J - J^^

Ife 6 bs

Vri''° .lJ 1

Ichmuss le ben, doch-in lau

1er

TP

-TTi

ttf:^

p' r?rr^f iV~p|-^rri,iii%Tl^rrY~Q^lp

Furciil und Za

gen,Hirnmel und dukannstes

6 bs l>7 6 5

TT

bs

<si — «i

geben,

Ach,wa.rum ver scbliesst. du dich!

Meine mich

zen

TTV

Ti (*

rfi

I. Voici le sens des |)arolcs : « Mes soupirs el mes plaintes, je les I et loi peuvent me ennsolcr. Prnlnpioi rester inarccssilile? » cxlialc eu valu. 11 me faut vivre dans la crainte et l'angoisse : lo ciel | 2. « Je [lorte ce fardeau avec une ùmc ijui no craint point. » (N° 46.)

XVII" ET XVIII» SIÈCLES. — ALLEMAGNE ht?

Dans d'autres mélodies encore, nous trouvons la même teinte sombre. Erlebach y emploie avec énergie etavec une grande justesse le vocabulaire expres-

Violons

sif des musiciens du xvn» siècle. Il nous suffira de citer quelques passages où il applique, habilement d'ailleurs, et sans vulgarité, les procédés communs :

,,T-i /iJ^j . ijij

ess

rr-tr i"Lfr"r u^

> Jbjtj

Ich tra ge clie se Lasl

■)^.'M.jrr Vir

Te ë"

Alto.

ma

Ti~T

leh lra gedie se Last rail iin ersclirockner

Pi^'PPa ^-^C^^' Q-T^^^^- CT

Seelen.reit un ersehrock

ner See len

Con affelto. Soprano.

|>jr *

Was qua

fif ''■ ^Jii'i j '^^ I ''-ri' 'r.rr

lelmein Leben fiir heimiiche rein? .

Fê i

mr-

iJ J- Ji J. JJ |U J. .Ri

Pf^

ft^

\ S^^ I fil

TT-

ezzr

Surtout, il nous épargne les jérémiades verbeuses : -son discours est sobre, les vocalises ne l'ornent point au hasard, mais le renforcent, tellement elles appartiennent à la déclamation pathétique du texte. Aussi son éloquence agit-elle plutôt par le ton que parles images. Les plus caractéristiques n'apparaissent que préparées, quand la passion éclate, à la fin des phrases uniformes où elle s'est accumulée. La modération

habituelle du style donne une vigueur particulière aux grands mots lyriques. L'accompagnement même reste généralement calme et discret ; on n'y trouve de relief et de mouvement que s'il importe de multiplier les eflforts du chant : partout ailleurs, les instruments ont la même simplicité que la voix. Ainsi, Erlebach se fait d'autant mieux écouter qu'il ne souligne point chacune des paroles, mais indique en maître le sen-

timent général de la poésie qu'il interprète. En cela il obéit à des prescriptions pleines de bon sens. 11 se peut qu'il les ait reçues en France. On a dit, en effet, qu'il passa quelque temps à Paris. Il n'est pas invraisemblable qu'il ait lu le traité où de Bacilly, après Mersenne', recommandait aus musiciens de ne pas trop « raffiner sur la signification des mots n, et de « considérer... toute la phrase ensemble- ». La constitution de ses airs lui impose aussid'être prudent et de ne point insister sur les détails : juste dans le premier couplet, la formule mélodique trop distincte

Mezo pian, largo, i Violons.

serait déplacée dans les autres couplets. H ne se garde pas toujours de cet abus, bien que, souvent, un certain parallélisme entre les mots employés dans chaque strophe l'autorise à renouveler, avec des acceptions dili'érentes, les mêmes figures-'. Il faut avouer toutefois que c'est bien dans la première strophe qu'il trouve son inspiration. Ce n'est qu'unie à celle-là, par exemple, que la musique du i^" air a toute sa valeur significative et nous dévoile quelle énergie concentrée et quelle rudesse le musicien met dans sa résignation.

ir rt

Te 6

7 N JJJ]J 7j|Jl JJJJJJ J^

Soprano.

Ge dancken.

ff

■f-i JJjJii.^

ir

TT

j j j ij

Ihr

fc^

Ge - dancken,qualt mich nichl! solcher Sclimer

/r__ ^. X . , . .ni . J

Ai J IJ i.bPJ I j ^^\^^\

il, 6 5 p ^-^^ H^'' I I rr 7 ^^ 6 7 7

^ tt5 6 5 p

r Wr DliiJ J J.^

^ ir Allegro

zen taubt demHer.zen al

le^Licht.Eingeir

Page 1