J/arwonie universelle
'û. Remarques curieuses sur l'Art Je bien chtmlcr (16G8), p. ItO. \i. Ainsi dans le li« air, la déclamution musicale enlrccou|i6e exprime, allernalivcmenl, Seufzercl Thrâuen : Klagen et Sckmerzen se
corrcspomlent. dans le nn^me air, mais du srhvrzest — îrh irnrtc — nch, tiiuft! sont illiisti'(:'S de la môme vocalise. Dnns le 21" air, frohfl /^cit -^ biclieusroll , Frrudcnlk'ht, dune pnri, mif banges Uniinnack — lier 'Jrauernacht etitijehen ~~ tien Thrâuen L'eber/luss de l'autre, en.
HJSTOriŒ DE LA MUSIQUE
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Dans cette belle pièce *, Erlebacli lire parti des contrastes de mouvement. Le procédé lui est familier. Lorsque, dans le 6® air, il veut insister sur ces paroles : « Bien que le bonheur me fuie..., »> etc., il les
des couplets successifs, s'ajustent heureusement à des niolifs de sig^nilicalion déturininée, E\lt — Uickt — (veut (SU» air) ont à bon droit, en chaque stroplie, la môme vocalise. EiLe — fiieUe — eile; sckerztn — spiclen — lachcn (41*^ air) sont jninU à Jeux « expressions » musicales semblables. Dans les Jin'éreuts couplets du iti^air se reconnaît
fait chanter lento, tandis que le commencement et la fin de la strophe musicale expriment, avec une sorte d'entrain, la résolution de « rester ferme, sans chanceler ».
la môme convenruice de traduction. H est évident que le poète a disposé de son mieux ses vers, alin de faciliter celte concordance.
1. Les deux violons ont l'accord si-nxi — s'i-nii, au lieu de sol-rit — la-mi. Le lexlc signifie : « 0 pensées, ne m'afiligez point; telle douleur enlève toute lumière a l'ûme. Une enduiancc patiente alli'ge l*eaucoup mieui nos maux : la plus grande soutfraucc cède au temps. "
EXCrCLOPÉDrii de la musique et dictionnaire du CONSEliVATOIRE
Vivace (Alto)
Ich ste he fesl
iiiid wanc ke
h y k I J I I I I )■ I I I I I l' J I hH I B r." I I l I i I |t t r-3
nicht,und wan Lento.
cke.undwan.cke nicht
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ObgleichdasGlîlcke vor mir flie
il J) J, 7 j^-jrp-^^
hel, und ent
zie liet mir sein geschminck tes An Allegro. ^^ \j.
gesicht.
Ich ste he fesl.
j' h f) fj ji j'^
De semblables oppositions de rythme se rencontrent dans le 1S° air, où il reproche à la fortune de se jouer de lui (A), dans le 19° air, où il commande à
und waneke nicht, und wancke nicht
ses pensées, » qui sont encore enfermées en son cœur », de rester cachées (B).
Allegro (Soprano)
ff=ft
^^ï^\^^rîrr^\^rrffr^r^rr\
For tiina.
Adagio.
For. tuna,duscher
zest,e?c
ifi
du brauchst mich zum BaLlen nach dei nem Ge . t'al-len
*rf
Vivace
(Ténor)
iHi ^ yP p
Ihr,mei neGe dancken
Ihr,mei neGe
4»«'i'-^, p ppip=^
^^/TTTT^
-dancken, die ihr in deii Schrancken desHer zeus noch
seyd
Adagio
P — Lp-M^
bleibt kiihnlich verborgen
Les nuances de sonorité lui servent aussi à augmenter les ressources d'émotion. Dans le 13' air, quand il répète «ne dernière fois : « Mon cœur, abandonne-toi à la douleur, » la phrase musicale se termine piano. 11 en est de même à la lin de chacun des couplets du 23° air, où le texte évoque successivement l'idée d'angoisse, de nuit funèbre et de larmes. Nous voyons enlin que les instruments doivent
iouer pianissimo les mesures qui forment la conclusion du 4(j"= air, après que l'alto, d'une voi.\ assombrie déjà, a chanté : « Je peux, en telle peine, rester constant. »
Dans l'usage de ces moyens expressifs nous reconnaissons encore, chez Krlebach, une tendance à procéder largement par grandes teintes, plutôt que par des touches isolées. Même lorsque les instruments etla voix dialoguent, on ne sent point d'interruption: par un simple artifice de répétition, il soutient l'enchainement de la ligne commencée. La mélodie passe des violons au chant, mais le fil de la mélodie ne se rompt point (voyez par exemple le début du 46° air, donné plus haut). Une sorte de basse obstinée
HISTOIRE DE LA MUSIQUE
XVII" ET XVIII' SIECLES. — ALLEMAGNE '.m
chromatique donne runilé de sentiment au 40° air. 1 lebacli une grande force de peisuasion. Dans les airs '"Cette habitude des redites, ce talent de la synié- calmes, il en arrive à une sérénité continue qui cetrie et de la suite, assurent aux compositions d'Er- I pendant ne manque pas de chaleur'.
Soprano
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Ver giiu guug, Ver-giiugxing, bleib in mei
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