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HISTOIRE DE LA MUSIQUE
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où il échappe àcette contrainte somptueuse a cependant quelque intérêt il'liarmonie, bien qu'il soit fort simple, et la conclusion a un certain éclat, encore qu'assez pauvre de contenu.
En cette œuvre de circonstance, le souvenir de la musique française, pompeuse et sans diversité, se reconnaît aisément'.
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Sous le nom de Serenalu, un choeur profane d'Erlebach nous est parvenu. Cette composition fait partie des Muslciilin qu'il écrivit pour l'acte d'hommage de la ville de Miihlliausen en 1703. Nous avons analysé plus haut le concerto destiné à la fête religieuse. Dans la Setcnata, le musicien célèbre l'empereur avec une magnificence un peu uniforme. L'emploi inévitable des trompettes limite son invention. L'épisode
1 . Blbliolhèquc de la Ki'nxiijl. Hochsdutli- fi'ir Mitsik de Berlin, m(>me cote que les J/usicaiia cités plus haut : G63y-I543. i. Edilion de la Bf(r/i-(;esrf/sc/i"/'(, 3^, pp. 300-311.
- J.-S. Bach nous a laissé, dans le livre de musique d'Anna Magdalena, sa seconde femme, quelques mélodies
- fort expressives; elles sont assez con- ; nues pour que nous ne fassions que " les signaler ici-. Signalons cependant
l'application pittoresque et expressive de ce que l'on appelle « basse de Murlcy », dans Gedenke, mein (ieinulhe. iMarpurg nous rapporte que cette sorte de basse qui va par bonds d'octave avait été imaginée vers 1720 par un certain Sydow, désireux de donner à un air comique un accompagnement bizarre et caricatural^. Chez Bach, l'intention est tout autre : si on rapproche le motif qu'il emploie ici de motifs analogues employés dans les cantates.
3. 30» de SCS « lellres critiques ■> (l-"" vol. des KritiscUe lîriefe, 170O, p. 286). Ces motil's sont d'ailleurs empleyès dès lu liii du xvii" siècle.
ENCYCLOPÉDIE DE LA MrSlQI'E ET DICTWWAIHE Dr COXSEnVATOrnE
on reconnaît que, par ces oscillations de la basse, il veut évoquer le tintement du glas '.
On chante encore quelquefois, sous le nom de Jean-Sébaslien, une mélodie transcrite dans le recueil d'Anna Magdalena avec celle mention : Ai'ia di Giovannini. Encore que le début rappelle assez dislinctement les premières mesures de deux compositions de Bacb^, il apparaît, aussi bien par le dessin du chant que par l'accompagnement, que cette pièce
n'est pas de lui. Si on la compare, au contraire, aux mélodies de Giovannini, on aperçoit mainte ressemblance de slyle etde facture. On voit même que cette mollesse continue n"a rien de Bach. Comme cet Italien, qui a écrit sur des paroles allemandes, a fourni des « odes » pour le recueil publié par Grâfe, nous pouvons, sans sortir de notre sujet, aider à celte comparaison, en citant un de ses airs'' :
Gott der Trau-me, Freunci der Nacht, Stif ter
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sanfter Freu den, Der den Schafer gliicklich macht,Wann ihn
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Furs ten nei den, HoLder Morpheus, s'au me niclit, Weiin die
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nu ne mir
ge . bricht Aug' uncl Herz zu wei den
Dans les mêmes recueils de Griife se trouvent des airs de Hurlebusch, etc.
Pour l'étude approfondie des mélodies profanes allemandes au xvm" siècle, je renvoie au,x ariicles de Philipp Spitta, Speronics sint/ende Muse an der Pleisse, à l'ouvrage de M. Friedlimder'', et au livre excellent
1. Les paroles sont : Soii^o, mon Ainn, au tombeau, et au battement des clorhcs.
2. Voyez le dernier duo de basse et de soprano de la cantate Wachfit auf (B. G., 140) et l'air de téuor de la cantate Wer Uank op/'crt (B. G., 17).
3. Sip:nilication des paroles, dues à von Hagedorn : « Dieu dos songes, ami de la nuit, toi (jui donnes de douces joies, rends heureux le pâtre, envié des pi-iu<;es. Ciiarmanl MorpliC'C, ne tarde point u satisfaire mon cœur et mes yeux. »