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LA MUSIQUE INSTRUMENTALE

Tandis que Michael Praetorius assemble, en sa Terpsichore Miisuntm aoniarum qu'inld (1012), » des

HISTOIRE DE LA MVSIQVE

XVII^ ET XVIIIo SIECLES. ~ ALLEMAGNE 9S7

danses et chansons françaises de toute espèce, 21 branles, 13 autres danses aux noms étrangers, 162 courantes, 48 voltes, 37 ballets, 3 passomèzes, 23 gaillardes et i- reprises' », il se trouve qu'un autre Allemand, Paul Peurl, dès l'année précédente, a organisé, en foime de « suite «, des danses de rythme différent (JVtficc Padouan, Inlrada. Tântz und GalUavda) que, dans le même temps, Th. Simpson publie, à Francfort, ses Kewe Pavunen. Gnlliardni . Coiirnntcn imd Vottni, et que V. Otto donne, à Leipzig, sesNcwe Paduanen, Gallitiidcn, Intiaden iindCouianlen. Enlln, en 1617, J.-H. Schein édite, à Leipzig, son Banchetto musicale, où se succèdent, par séries, pavanes, gaillardes et courantes. L'idée de grouper les danses n'est d'ailleurs point neuve : un grand nombre de musiciens l'ont déjà mise en pratique-. iSous devons cependant insister sur les œuvres de Peurl et de Schein, qui; présentent les spécimens les plus intéressants et les plus ingénieusement combinés de suite ordonnée.

Parmi les auteurs de cette période, il convient de citer W. Brade {Ncwe auserlesene licbliclie Braides,Hambourg, 1617; — Newe lustigc Volten, Coiirnnten, Krancfort-sur-l'Oder, 1621), J. Staden (Opiisadiim nonim, Nuremberg, 162o), J. Posch (Musicalische Elire- und Tafel-Fieudt, Nuremberg, 1626), W. HIeyer {Neue Paduanrn, Galliarden, Citnzonen, etc., Leipzig, 162i), .1. Moller (Newe Pndiianen und damuff (jchoiiije Galliarden, 16'2'6).

En 1639, Ilammerschmidt publie ses Newe Paduanen, dans lesquelles, à vrai dire, nous ne trouvons point de « suites » développées, puisqu'il lui suffit, bien souvent, de deux sortes de danses (ballet et courante, — ballet et sarabande, etc.). Comme on le voit, il introduit, dans les groupes qu'il forme, la saraba7ide. 11 accepte aussi des pièces qui ne sont point des danses : les Airs et des Canzone. D'autre part, les vieilles pavanes qui ont eu jadis tant d'importance dans les suites, paraissent de plus en plus rarement. Si Vierdanck (^641)^ Knoep (1652 et 1660)*, Briegel (1652), Zuber (1639), composent leurs recueils presque uniquement de pavanes et de gaillardes associées, ces danses, à partir de 16o0, sont isolées, dans les suites : Uosenmiiller et Halce (16;>i), J.-H. Ahie {Das drey fâche Zelien, 16oo), Werner Eabricius {Dfliciae Harmoniae, 1606), etc., mêlent, avec les autres pièces, une pavane; Johann Jakob Lùwe (Synfonien, Inlraden, etc., 16";8)^, et Matthias Kelz [Priiiiiline musicales. 1658", et Epidbjma Harmoniae novae , 1669') admettent encore la gaillarde*. Ces deux derniers compositeurs commencent chacune de leurs suites l'un par une Synfonie, l'autre par une Sonate; Johann Uudolph AhIe (Das dreif'ache Zehn..., 1650), Martin Hubert i,S'în/'o?zîi'f!, Scherzi, etc., 1650), avaient, avant eux, donné, en tète de leurs suites, des pièces qui n'étaient point des danses. Voici la composition des séries de pièces de même tonalité que Kelz nous offre dans ses Primitiae musicales :

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