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HISTOIRE DE LA MUSIQUE
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On trouve encore dans cette collection manuscrite une sonate |2 violons et basse) de Caspar Kerll (n" 12), des œuvres de Kuclis, d'UtreclU, de Hosier, de Heller, de J.-P. Krieger (n° 133), de Hosenmiiller'. Le motif
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énoncé par le second, puis par le premier violon, au début d'une sonate de J. Stoss, est d'une structure assez rare à celte époque :
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En lt)7o, iMcolai avait publié, à Au^sbourg, 12 sonates {Enler Theil instnimenlalisclier Saclien, Bibl. nat., Vm", 1472) écrites, les unes pour 2 violons et viole de gambe, les autres pour 2 violons et basson. En général, après le développement, en style mêlé d'imitations, d'un premier motif, Nicolai écrit un addijio assez court, sur le même sujet, et termine la pièce par un atleijro. Dans la 12= sonate, la conclusion est faite par une reprise, adagio et en noires, du sujet initial, présenté en croches au début.
Le parti pris de baser la composition sur un motif unique, transformé dans chacune des parties de l'œuvre, est évident chez Séb. Anton Scherer, qui donne, en 1680, une série de sonates, sous ce titre : Sonalae a 3 (Bibl. nat., Vm", 1473). Les motifs des pièces de dilîérente mesure qui s'y succèdent dérivent du motif exposé dans la première pièce-.
J. Kosenmiiller dédie en 1682 un recueil de Sona/e à 2, 3, 4 e o siromenti à Ulrich, duc de Brunswick. Ce sont des œuvres don la forme n'a rien de déterminé : les mouvements se suivent; les passages fugues, les fragments de récitatif, sont entremêlés, sans que l'on distingue de type général de structure. La même liberté paraît dans les sonates du Fidicinium sacro-profanum de Biber, publiées vers la même époque. Joh.-Philipp Krieger {Suonate à doi, Violino c Viola da gamba, 1693) sont composées de mème^. Buxlehude a des procédés analogues, dans ses VI Suonate (1696), où se manifeste une verve rude, quelque chose de décidé et d'incisif*.
Dans 10 des 12 sonates de la Cithara Ovpltei de l'Alsacien J.-G. Rauch (Strasbourg, 1697), la fugue termine la composition. Le nombre de pièces successives est assez réduit : si la seconde sonate en comprend cinq, cinq n'en renferment que quatre, cinq autres trois, et une, la douzième, deux seulement. Cette dernière sonate a encore ceci de particulier.
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1. Od trouve dans ce recueil des pièces doni l'orclioslration est curieuse ; ainsi (n" HO) la viola d'nmot'e concerle avec le violon, le luth accompagne les deux violons (n" 114).
2. Sur ces sonates de S.- A. Scherer, voyez la prC-f. aux œuvres de Scherer (Arr/iiies i/es muitres lU l'oi-i/ue. puM. p:ir M. A. Guilnianl).
3. Voyez l'art, cité de .M. K. Nef, p. 29, et les Moiiuts/ii'l'te fur Jltuailcgeschichte de R. Eilncr (1898), où deux de ces sonates sont publiées.
qu'elle est écrite pour deux violons, deux violes, basson et orgue, tandis que les onze qui précèdent sont faites pour 2 violons, basson et orgue. Les différentes parties des sonates sont plus développées, moins dépendantes les unes des autres, que chez les musiciens que nous avons déjà cités. L'intluence de Corelli se manifeste en cela. Par l'ampleur des dessins, par le discours abondant de ses fugues, Rauch se distingue encore de ses prédécesseurs.
Cette division en quatre parties environ, dont Corelli donne le modèle, est la division de la plupart des sonates écrites à partir de la lîn du xvu« siècle. Les Xil Suonate de Henri Albicastro (Weissenburg) sont construites sur ce plan. Accueillies avec faveur, ces sonates sont cependant d'un style assez sec, encore que la technique du compositeur soit bonne".
J.-S. Bach''', llandeP et Telemann ont écrit encore des sonates de même forme.
Dans quelques-unes des pièces du recueil manuscrit de Host, que nous avons cité, se remarquent des épisodes où s'épanouissent de grands traits joués en solo. C'est une expansion de virtuosité qui, parfois, ne va pas sans quelque lyrisme. La forme du concerto italien devait permettre au compositeur et à l'instrumentiste de manifester pleinement, et d'une manière organisée, leur inspiration individuelle. Annoncée dans les tirades, dans les phrases suspendues qui ressemblent à des interrogations, dans les fragments de récitatif, mêlés aux pièces de musique instrumentale; préparée aussi, quant aux procédés, dans certaines œuvres de chant accompagné, où l'orchestre et les voix dialoguent, sont comme en débat, puis se réconcilient, cette espèce de musique, dont les Allemands possédaient les ressources techniques, et dont ils
4. Publ. par M. Stielil dans les Denkmùler deuticlwr Tonlcunst (I, 11, 1903). Cf. Dic'trich Uuxlchudc, 1913.
o. M. K. Nef a publié, û la suite de l'art, déjà cité, une fugue de Haucb. 1! a. de plus, mis en partition une certaine (juanlitédc sonates allemandes du .wu" siècle. Ce recueil a été déposé à la Bibi. roy. de Berlin.