Gescliichle des InstriunetiUtUcoazerls, iOO^i, p
'6, Je renvoie ici a l'étude citée plus haut, à laquelle j'emprunte li-s indications données dans le texte.
G. Iteiilcinàter dcr Toitlcuiist iii Oestetreicti, XI, 2.
7. Je signale ccUc œuvre d'après l'excellent travail, déjà cité, île
Dans ses pièces, publiées à Dresde en 1G26 et 1627, Carlo Farina, violoniste de l'électeur de Saxe, donne des suites de danses, auxquelles il joint des airs et un Quodlibct Iccipriccio stravagante) où il imite les cris du chien, du chat, le son de la guitare, etc. Cette fantaisie, pour l'histoire de la virtuosité, est d'autant plus importante que l'auteur explique par quels procédés il faut produire les effets pittoresques qu'il annonce*. En 1640, Johann Schop publie, à Hambourg, des Pavanes, Gaillardes et Allemandes'.
Les Sclierzi da Violino solo (1C7(J) de Joh.-Jakob Wallher participent de la Sonata da Caméra et de la variation. La musique imitative y trouve place aussi (le coucou). Dans la composition, l'auteur, encore jeune (né en 16;')0), a des tournures d'apprenti et la sécheresse d'imagination d'un écolier sans grande lecture. Son Hortulus clielicus (1604) renferme de meilleures pièces; on y trouve plusieurs « suites » et des pièces détachées. Dans les préludes aux suites, il y a beaucoup de diversité, quant aux mouvements et quant aux figures, et une certaine richesse de fantaisie (prél. de la I" suite et de la Xlll') ; il y emploie de grands accords à 3 et 4 cordes (II), des passages en récitatif (Il et IV), des traits fluides (V). La constitution des suites n'est pas uniforme. Voici le contenu de quelques-unes : 1 (ré min.). Prélude — Aria — Correnle — Sarabande — CAga — Finale (adagio). — II (la maj.). Preludio — Allemande — Sarabande — Giga — Chacone avec variations — Finale. — IV (ré maj.). Preludiii — Allemande — Sarabande — Uiga — Finale. — V (fa maj.). Preludio — Aria — Sarabanda — Giga — Finale.
Les motifs de Walther ne manquent pas d'intérêt musical : il a de l'invention (voy. les variations de sa. Passa caille, Wli, p. 30) et quelque ampleui' île mélodie {Aria de la W" suite, p. 23). 11 partage avec ses contemporains le goût pour les nombreuses variations (il en écrit '60 sur la gamme descendante d'ut. p. 116) et pour les imitations pittoresques : dans ses Gain e Galtine (XI), il fait entendre le caquelage des poules (Bach et Hameau le représenteront aussi), la haute clameui' du coq; il donne un Scherzo d'angelli con il cuccu (XV, p. 63); il contrefait la lira todesca (p. 127), dans une pièce d'un caractère un peu louril
M. Scllering(p. 64). Il faudrait aussi, avant di' lerniiner cet article, analyser les compositions de C. l'Yirslor, dcC. Dfibeii, d'Albrici, de Furi-hheim, etc., pour plusieurs inslruineids. Je ne peux que renvoyer aux indications lort bri'ves que j'ai données daus7Jii>/ric/i llii-cleliude : je reviendrai sur les œuvi-cs de ces musiciens, dans une éluilc prochaine.
8. Voyez J. v. Wasielewki, Die Violine imd ilirc Meistir, 3' éd.,
0. Voyez, au sujet dcN. lileycr, Tli. lialtzor, N. SehiiiUcllia.h, S. 1'. \ou Sidon, /Jietricit lluxU'liudc, 2« chap.
HISTOIRE DE LA MUSIQUE
et guindé qui annonce, par quelques traits, les caricatures villageoises de Bach. Il se plaît aux bizarreries : nous trouvons (XVII, p. 71) dans son recueil un duo pour deux violonistes qui jouent sur un seul violon. '
Franz Heinrich lîiber (1638-1008), dans ses Snnotae de 1681, avait déjà donné un tel e.xemple d'élrangelé.
Kicolaus Brulins (1660-1097) doit être cité aussi pour son talent de violoniste : on rapporte qu'il exé-
Alieiiiande.
Violino sû!o sine Basso.
cutait des fugues sur le violon en jouant la basse sur la pédale de l'orgue 2.
Les violonistes allemands de la lin du xvii" siècle se distinguaient d'ailleurs par cette habileté à faire plusieurs parties. Dans le recueil de Rost, que nous avons déjà cité (Hibl. nat., Vm'', 1099), elle se manifeste bien souvent. Nous signalerons en particulier une Allemande transcrite entre deux pièces deJ.-M. Nicolaï, et qu'il est permis de lui attribuer.
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Dans la même collection se trouvent quelques autres pièces pour violon sine Basso, où l'on remarque, ainsi que dans la plupart des compositions de cette nature, de grands mouvements mélodiques par consonances, qui donnent une sorte de rayonnement harmonique et des accords. Ces pièces, sans numéro d'ordre, sont placées après le n" 11, après le n"27, après le n° .38, après le n" 49; les 3 premières sont des allemaïuleii : elles sont transcrites sans nom d'auteur; dans celle qui suit le n°30, l'accord est changé. Le compositeur de quelques autres est nommé : le n° 34 est une sonate d'Utreclil; leii''79, une sonate de Richard; le n" 103, une sonate, fort longue, de J.-H. Schmelzer.
Parmi les Allemands qui importèrent dans leur patrie l'art des violonistes français et italiens, il faut signaler, avec Nie. -Adam Strungk (1040-1700), déjà cité, Daniel-I'héophile Treu (Fedele), né en 169o,qui fut élève de Vivaldi, et Joli. -Adam Birckenstock (1087- 1733), qui travailla avec Volumier, avec Fiorelliet avec Uuval. Pisendel, violoniste et chef d'orciiestre, doit aussi beaucoup à l'étranger; Hebenstreit, inventeur d'une sorte de tympanon, tout en se faisant applaudir en France, y acquiert de la délicatesse et de la précision. Le violoniste italien E.-F. dall' Abaco (107:j- 17421, au service de l'électeur de Bavière, dans ses sonates transfigure les danses en pièces de musique pure et, dans des formes d'origine italienne, porte le soin d'exécution des Français, auxquels il emprunte le nom et le rythme de plusieurs danses-'.
1. L' H'jrtulus chelicKS iUJt>i)se trouve à la Bibl. *iu Conservatoire.
2. Sur Brutins, voy. l'ouvr. dr-jâ cite, Dietr. JJuxteltude, iMattliesOQ lui a cousacrC- un art. dans sa Grundlafje einer Ehren-Pforte.