Terme em]doyé par Henri Bourgerel
3. Brahms s'est trompé de place : il aurait dil naître entre Schubert et Mendelssobn.
4. Il s'adonna exclusivement à cet instrument, auquel il consacra des œuvres assez vivantes pour que Beethoven leur donnât une place privilégiée dans sa bibliothèque.
Jean-Baptiste Cramer, originaire de Mannheim-', se fixa à Londres dtirniit la plus grande partie de son existence''. Il n'eut pas seulement le rôle de perpétuer dans la métropole hospitalière la tradition clémeiilieinie; il y Uni haut levé le sceptre de la musique allemande, que llaendol lui Iransmeltait par l'intermédiaire de Jean-Chrétien Bach^ Car Cramer ne fut pas seulement l'admirable virtuose que Beethoven appréciait, à l'exclusion de tous autres; il écrivit mainte page d'une excellente musicalité dans ses sonates", ses concertos et ses célèhres éludes, digne suite au Griidus iiil l'arnaxsum de Clementi.
Onze ans après le début sensationnel de Cramer enfant devani le public londonien, ce fut Johann- Nepomuka Hummel qui vint à son tour, à l'âge de 14 ans, étoimer l'Angleterre et l'Ecosse. On sait qu'il avait eu comme premier maître le grand Mozart, et qu'un peu plus tard il devint, à côté de Beethoven, l'élève d'Allirechlsberger el de Salieri. On a pris l'habiludo de le considérer comme un des principaux représenlanls de l'école viennoise du piano. 1mi réalité cette école ne me paraît guère avoir duré au delà de Steibelt et de Wœlfi. Car Hummel prit des leçons de Clementi, il put comparer sa méthode à celle que Mozart lui avait inculquée, et, par la suite, il dut fondre en sa personnalité les deux styles, la variété d'accents des Viennois et la parfaite égalité de leurs concurrents.
Hummel fit un nouveau séjour à Londres en 1832, afin de diriger les représentations de la « German Opéra Co. " au King's théâtre. Depuis 1822 il s'était adonné surlout à la conduite de l'orchestre. Il avait élé successivement maître de chapelle à Vienne', à Stutlgart el à Weiinar.
C'est dans la composition que Hummel peut être à juste titre considéré comme un héritier de Mozart. Il a laissé plus de cent vingt morceaux de piano et de musique de chambre. Ses sonates, surtout celle en mi bémol, ses bagatelles, ses rondos, son quintette, ses deux sepluors, figurent encore de nos jours aux programmes de l'enseignement et de quelques concerls. Il est difficile de voir en ce compositeur autre chose qu'un pseudo-classique; mais s'il ne fut point un précurseur, il ne se mit pas non plus à la remorque de l'époque transitoire à laquelle il appartient'".
Moins poète que Cramer, Hummel avait plus de richesse inventive. Tous deux furent de superbes improvisateurs. Après eux, comme l'avait prédit Beethoven, l'art du piano compta plus de « mécaniciens » que de mtisiciens véritables.
Un des derniers élèves de Clementi, Friedrich Kalkbrenner, est un exemple frappant de celte affirmation. Ce virtuose, Allemand de famille et de naissance, fit ses études au Conservatoire de Paris, oil il devint plus tard un professeur en vogue, le vulgarisateur de la méthode clénientieniie, qu'il avait été chercher ei\ Angleterre, pendant un long séjour".
D'après Kétis, l'égalité du mécanisme de Kalkbrenner était, pour les deux mains, incomparable, mais son attaque avait de la monotonie. C'était un homme
D. Où son père était chef d'orchestre et violoniste réputé.
7. Lequel était venu s'établir à Londres en 1759, l'année de la mort de Haendcl.