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Quant à l'œuvre complète de Cnroso, on peut consulter le premier volume de la BibUotrcn lii rarilà miisicali per cura di Oscar Chilcsotti, cdizionr Hicordi.
Un livre semblable, Le Gratie d'aiiiorc. fut publié (1602) iiarCesare Ne^'ri, Milanais, surnommû // Trom-
bone, \\i\ anssiprnfessore di l)(dliirc, et ses danses sont bien plus coulantes que colles de (^aroso. I.e Brando (jentilc suivant est fort sinf;nlier par l'extravayante variété des rythmes qui le caractérisent.
IIISTOinF. DF. I.A MISIQII-:
CusARB Nkgri, 1G02. — Urifniilt i/enlile.
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Pour en revenir à l'art spécial des luthistes, je citerai Gabriel Faliamero, iientilhuomo Aleasandriiio, qui, dans son jiremier livre de luth il584 , mit en tablature des Slndiiijdli de Filippo de Monte, île Holando (Lasso , de Luca Marenzio, de Rufo, de Vinci, de Cipriano (de Hore , de Andréa Gabrieli, de Ferabosco et de Striggio; des Motetli de Lasso et des Riccrcate
de Annibale Padovano. Il m'a été impossible d'interpréter complètement cette musiriue, car l'édition est pleine de fautes. Par bonheur, l'auteur y a ajouté bien des Cunzoncitc nlla NupotUami,à. une seule voix avec accompagnement de luth, où j'ai pu deviner à peu près ce que Faliamero avait voulu écrire. (Juelques-unes sont fort gracieuses; en tout cas il faut
ËXCrCLOPÉnJE de la musique et DICTIOWAIHE du COySEnVATOISE
prendre en liante considération ce genre de composition, car c'est celui qui présente dans l'art modorne les premiers essais pour émanciper la mélodie de
la polyidionie, qui dominait toujours dans la musique savante.
Gabriel Fallamkro, 15S4, — Siatc arrcrlili. Caiiz-otielta.
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Aussi bien que Fallamero, Horatio Vecclii ajoutait le luth aux Caiizoni a ballo composées par lui dans la Selva di varia rccreatione (1590). Ici, cependant, le rôle du luth se borne à doubler les voix, tantôt en les simplifiant, tantôt en les embellissant de fioriture; on peut s'en rendre compte dans l'air suivant.
qui est une mélodie populaire pour danser, que Nogri accueillit dans les Gralic d'amorf. sous sa simjiUcité primitive, tandis qu'Horatio Vecchi aima mieux la mettre dans ce style polyphonique qui a été seul apprécié scolastiquement à la fin du xvi' siècle.
HISTOIRE DE LA MISIQÏ'E
XVI" ET XV II" SIECLES. — ITALIE f.(i3
IIoRATio ViîCCHi, ir)ïiO. — So /'(•« riti c/t' ff hoii It'iitpii. .\ri(r ii iiititllrii
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