‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 239 sur 297 · ISGl · texte numérisé non relu

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12. .Scénario assez peu attrayant do son beau-prre Woldlirlick. C'est le seul ouvrafïc de Marscliner ipii ail franchi la froiilièrc allemande. Il eul 00 représentaliuiis au Lyccuni de Londres en 182U.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

XIX^ SIÈCLE. — ALLEMAGNE lOTS

Marscliner était le cappellmeistei", applaudit en 1833 son chef-d'œuvre, llans Heiling^.

Ce compositeur excellait à dépeindre les esprits et les dénions. Sa large vision d'ensemble, son écriture et son orchestration soignées, jointes à une grande rapidité de travail, lui dictèrent cent quatre-vingts œuvres do toutes sortes, y compris des sonates do piano, des Lieder et des chœurs très répandus dans son pays.

Citons auprès de lui, comme favori de maint Lie- DEm'AFEL-, Conradin Kreutzer^. Ses Lieder pour unevoi.x ont sombré derrière ceux de Schubert, mais on ne saurait passer sous silence sa contribution au Singspiel et à l'opéra. Sur une trentaine d'ouvrages, deu.v ou trois sont restés au répertoire*.

Kreutzer représente la tradition mozartienne. T.-M. Eberwein» et G.-A. Lortzing*^ succèdent à Reichardt dans le Liederspiel, genre analogue au vaudeville français.

Eberwein, compositeur favori de Gœlhe, eut une célébrité plus restreinte que Lortzing, dont plusieurs opéras se jouent encore'; on y trouve du naturel et un sens scénique remarquable. Lortzing écrivait luimême ses liliretti, très habilement, d'après des pièces déjà existantes. Mais son humour un peu épais et la qualité de sa musique ne peuvent se comparer aux productions de l'école française d'alors. C'est là qu'il faut chercher, à travers Ilossini, les vrais héritiers du Figaro de Mozart. Pour retrouver en Allemagne des comédies lyriques dignes de ce nom, il faut attendre l'apparition de Nicolaï*, de Cornélius' et de Goetz'". Dans leurs œuvres, la musique tient la première place, au lieu d'avoir un caractère secondaire et accidentel de lied. Seul, le premier de ces auteurs et sou contemporain Suppé " entrent dans le cadre de la présente étude. Tous deux d'origine italienne, ils commencèrent leur carrière allemande à Vienne, en 1844; mais Nicolaï avait débuté, comme Meyerbeer, Gluck et tant d'autres, par une série d'opéras italiens. Maître de chapelle à Vienne, puis à Berlin, Nicolaï mourut à 39 ans en ce dernier lieu, dans la rumeur des légitimes applaudissements qui accueillaient sa musii]ue des .Joyeuses Commères de. Windsor.

Moins ambitieux et doué d'une maîtrise plus menue, Franz von Suppé osa cependant se risquer, une fois aussi, sur le magique domaine de Shakespeare'-; mais ce furent ses innombrables vaudevilles etcomédiettes qui rendirent son nom populaire et lui ouvrirent en 1878 et 79 les portes de l'Alhambra londonien et des parisiennes Nouveautés.

Torpear classîco-roniantiqiie"*

11 semblerait qu'au point où nous sommes arrivés dans l'histoire de la musique allemande nous dussions, en passant de la salle de spectacle à la salle de concert, y retrouver un orchestre à la fois descriptif,

i. On a souvent souligné les rapports de cet op6ra avec le Vaisseau fantôme, comme ceux A'Euryanthe avec Lohenijrin. S. Société chorale.

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