‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 248 sur 297 · D'apr'ès un poème do Ticck · texte numérisé non relu

D'apr'ès un poème do Ticck

la. N'omettons pas la cantate édifiée sur un poème fantastique de Gœthe : la. t^" Nuit de Walpurt/is, ni un morceau de piano (pii compte parmi les meilleurs ; la fantaisie op. 28, aussi appelée Hunate écossaise (1830).

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et de roifîiie à l'alto, s'emploie généreusement an triomphe des nouveaux venus : Schumann, Burgmuller, Liszt, Chopin, Hiller, Herliox, Gade. Il dirige des festivals sur plusieurs points de l'Allemagne et dans sa chère Angleterre, où il retourne non moins de huit fois. Après 1841, ayant été choisi comme Kapellmeister par le roi de Saxe, à Berlin, il se dédouhie entre cette ville où on le comprend mal, et l^eip/.ig dont il est l'idole. Il prend part à diverses inaugurations en l'honneur de Diirer, Schiller, Giitenherg, Bach ; il s'intéresse à la fondation du nouveau conservatoire de Leipzig; et au milieu de ces constantes agitations il reste l'infatigable créateur dont, à Home, Berlioz s'émerveillait'. Au cours d'un voyage à l'occasion du mariage de sa sonir il écrit le Trio en ré minetd-. A l-ondres, dans un tourbillon de vie mondaine, de visites et de fêtes, il écrit l'Ouverture d'Athalie. Villégiaturant à Loden pour prendre un repos prescrit par les médecins, il trouve moyen de composer son superbe concert de violon et ses six admirables sonates d'orgue-.

Le résultat de ce surmenage, c'est un dérèglement de l'organisme physique, si souple et si résistant jusqu'alors. Le cœur s'assombrit, le cerveau reste lucide, la main trace encore avec fermeté chaque détail d'une fresque grandiose : Elic, le second oratorio ^

Le 4 novembre 1847, à 38 ans, Mendeissohn meurt d'épuisement comme Schubert. 11 n'a pas connu l'àpre misère de son glorieux prédécesseur, et le l'eu intérieur de sa propre pensée n'aurait peut-être pas suffi à le coucher sitôt dans la tombe, mais il avait voué à la musique un culte trop ardent, et il s'est brûlé aux tlammes de l'autel.

Le bref récit de cette vie puissante et droite m'a semblé nécessaire pour faire comprendre la nature exacte de l'inspiration niendelssohnienne. Lin parallèle s'établit entre l'homme et son oeuvre. Mendeissohn ne fut pas plongé dans de poignantes circonstances; il n'eut pas, comme Beethoven, un cceur bouleversé par les tragiques inquiétudes de la destinée. Façonné par un rare ensemble d'heureux événements : descendance, éducation, rencontres, mariage, prospérité civique, le génie de Mendeissohn se rapproche, dans sa fraîche sérénité, de la grandeur objective de Bach, Hœndel et Haydn.

Il en est ainsi du moins dans les maîtresses symphonies instrumentales ou vocales qui constituent la plus haute paitie de son o'uvre. On est trop porté dans le public à juger Mendeissohn sans appel sur la qualité de ses Romances sans paroles, dont le succès fut habilement exploité et grossi à plaisir par de mercantiles éditeurs*. Ce fut, il est vrai, une jolie preuve de sincérité artistique, de donner l'essor au délicieux petit poème liminaire de la première série, au milieu de la turbulence qui faisait alors rage dans la production pour le piano. La nouveauté de la tentative mérite d'être signalée, ainsi que le caractère populaire et national de la plupart de ces courtes inspirations. Presque à chaque page s'y découvre up seu-

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