OT
G.-B. niii.LA GospENA, 159t). — Fantasia XKV.
.,11 j J .i— JtJ j J. J J [ J I I , N
f rf »r'f^pf.p'^ipt pf ^
ri
\:<A{jjijy\y^\lT^^m^
fPrrp^T'^r-T
6fi8
Excvci.npÉniE de la îirsiQUE et nrcTinwArnE nu coN^EUVATOim
Firt if'rf
A celte époque appartient, je crois, le manuscrit {Lautenbiwh] dont j'ai publié la transcription complète chez Hreitkopf und Hûrtel à Leipzig en 1890. J'y trouvai une //(i/ta)?a, charmante composition pour le lulh, tant par la beauté de sa mélodie que par la simplicité de sa forme. Je la publie de nouveau avec la notation originale.
Da un Laiilenliucli del secolo xvi. Italiana.
rà-
-^ u ■vo « 1.
-T*-^iH
it f
-*tH
l"-* '1^'Hi^
' ' tr-
i! CT-
1 "^ TT
jT-^r-j oi--irt3rl7 -i-0 ' ■' t
XC2àl
, p.l J ,^ ^ 1^ J^ lj-
fT^ffT-p^P
^fTT
.1 J^ J Jl , i
ffr =f r =f r = f r =fr pf r
/irrr] j :TT3,rjT]T3,j
jr^frrfT^T^
-^WT
J j j ,J- ,JJ j.^- ,Jjj ,^ ^ J. i^
r ^rr Erf =rr =^r =i^r
Ojj.J- i^Jji^- ^rrm
r^ fr^ pr.,r pr .,r
^„ I r^i^^]^i-' ijjjjij ji^
,- r rjTT-pTTTrpTpT
tUSTOIliE DE LA MISIQVE
ff =fr =ff =fr =ff =
Jjjjjj.j j^jj^.JJjjjj
jrrjT
II ne serait pas à propos que je m'occupasse ici d'aulres manuscrits, où manque le caractère intéressant d'une personnalité, et qui ne sont que des recueils disparates, laits païquelques amateurs; d'ailleurs ils n'ont rien qui passe les bornes de la musique la plus commune et inexpressive.
Dans les premières années du xvii" siècle parut un livre d'une irrande importance historique et artistique sur le lulli. C'est le Tlwsaunis liannonicus (160:i) de Jean-Baptiste Besard, de Besançon. Vrai trésor inépuisable des compositions îles mailres et des lutliisles les plus renommés de ce temps, il conlient: 1" Prcludi : '2° Fantasic: :i" Matlri'jaU et Villanelle; 4" Canzoni francesi et Airs de court : 5" Pans' e mczzi, avec une Pavana et un Bcnjamasco ; 6" Gagliarde ; 1" Allemandes, avec quelques danses polonaises et anglaises ; 8° Branles etRallcts:'J'> Voiles et Cuiirantes, et 10" Miscellanea {Batailles. Giiillemettes, Canaries, etc.). On y cite des auteurs tout à fait inconnus, tels que Hortensius Perla, de l'adoue; Pomponius, de Boulogne; Carolus Bocquet, Joannes Perrichonius, Joannes Kdinthonius. Monsieur de Vaumeny et Balardus, tous de Paris: Mercurius, d'Orléans; Victor de Montbnisson, d'Avignon; Cydrac Rael, de Bourges; Jacobus Heys, d'Augsbourg; Joannes Dooland, Anglais; Joannes Bacforl, Hongrois, et Alliertns Dlugorai, Polonais. Nous avons au contraire quelques notices des musiciens suivants :
Lorenzino Bomano fut surnommé le Caraliere del liutu, parce qu'il avait élé décoré par le pape de l'ordre du Spcrone d'oro à cause de son e.vtraordinaire talent dans la musique.
Catoiie Uiomède, de Venise, se rendit tout jeune en Pologne auprès du grand trésorier .Stanislas Kotska. Habile luthiste et bon chanteur, il écrivit pour son instrument les danses polonaises qu'il entendit dans ce pays-là; Besard les publia dans son ouvrage.
Fabbrizio Dentice vivait à Home vers l'an looO. Il est loué par Vincenzo Galilei comme luthiste et compositeur dans le Uiidoijo d'dla musica antica e delUi moderna. On a de lui Molelli (1581), Antifone (Ifi86) et quelques autres pièces pour l'église |lo93). H obtint un grand succès en Espagne en y jouant du luth.
AlfousoFerabosco, auteur de J/ut/riga/t très estimes,
naquit en Italie l'an liil.ï environet fixa sa demeure en Angleterre vers l'an IS'tO. Il composa la chanson ,7o mi son i/iorinctta, qui eut une si haute faveur que tous les luthistes les plus célèbres la mirent en tablature pour le luth et que Palestrina la prit pour thème de la Missn Primi .loni, qui est comprise dans le troisième volume de ses messes imprimé à Bome en 1570 par Valerio et Luigi Dorico.
Mertel Klia, de Strasbourg, connu favorablement comme luthiste dès la lin du xvi" siècle, a publié, douze ans après le TItcsaurus de Besard, VHortics mitsicalis noms (1615), recueil intéressant de musique pour le luth.
On rappelle encore dans le Thésaurus un Eques Romanus ; sous ce nom lalin Besard veut peut-être indiquer Kmilio del Cavalière et peut-être Alessandro délia Viola, qui ont été par lui regardés tous les deux comme des musiciens pra'Stantitsimi.
Luca Marenzio aussi, artiste de génie que l'on a surnommé le Cyjne le ]]lus doux du seizième siècle. parait parmi les compositeurs de qui Besard s'est occupé en transcrivant leur musique la plus estimée : le Thésaurus donne de lui quelques Villanelle à trois voix, dont l'accompagnement de luth est digne d'attenlion parce qu'il n'est pas le redoublement des pallies du cliant.
Le Noms partus, publié par Besard en 1617, est moins important que le Thésaurus hnrmonicus. Toutefois il présente un cerlain intérêt à cause des trois espèces de luths, accordés dans des manières variées, que l'auteur a mis en concert dans les premières pages de son livre.
Je dois remarquer que dans ce système de notation en tablature l'exécutant n'avait pas a se soucier des différentes manières d'accord qu'on pouvait donner au luth, tandis que pour exécuter correctement la musique il suffisait qu'il mit les doigts sur les touches et sur les cordes que les numéros indiquaient, et qu'il pinçât ces cordes selon le rythme désigné audessus de la portée.
Quant aux compositions que Besard nous conserva, presque toutes pleines de grâce, je dois renvoyer le lecteur à mes ouvrages déjà cités et aux volumes des congrès de Paris (1900) et de Borne (190:i); dans ce
EXCrCLOPÉDIE DE LA MCSTÇUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE
dernier livre j'ai publié plusieurs Airs de court, c'està dire de petites chansons à une seule voix avec l'accompagnement du luth. C'est un genre typique de mélodie qu'on chantait précisément lorsque la Caiitcrata fwrentina travaillait à ressusciter la monodie pour le drame musical. Nous pouvons voir que dans les Airs de court il existait en France une cantilène sui i/eneris, qui représentait déjà la monodie dans l'inspiration lyrique. Les Airs de court^ sont rudimentaires à vrai dire; ils sont formés de phrases caractéristiques qui manquent d'un rythme régulier ; mais
cependant chaque chanson a la même structure et la même e.xpression. Les accords qui soutiennentla voix choquent bien souvent, à cause de l'extravagance des successions; mais ils constituent un élément formel de la composition. J'en donne un exemple avec le fac-similé du texte, qui fera voir comment on employait la tablature française du luth. J'y ajoute une pièce très expressive, Les Cloches de Paris, d'auteur inconnu, une danse polonaise de Diomède, et un Branle gai, harmonisé probablement par Besard d'après un motif populaire.
J.-B. Besakd, 1603. — Beaiii- yeux qui roijez-. Air de court.
THESAVRl HARMONICI
psisiiiili,
HUitjeaitiuiioy ci cÛ rcniMt &:motimalhej; &nioouiiiftii«M