‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 279 sur 297 · III. « Sur tous les sommcls gil le repos · texte numérisé non relu

III. « Sur tous les sommcls gil le repos

11. A noter, en digne pendant de cette mélodie, I)cr, du von dem f/immcl bist (loi qui viens du ciel).

\1. Il Empoisonnées sont mes chansons... » intéressant à comparer avec la version, plus belle encore, de linrodine.

HISTOIRE DE LA MUSIQUE

nombre il'exemples — curieux d'ailleurs — de ciudilé harmonique, de désaiticulation mélodique, de détonalisalion el d'une complexité qui parait vide, quand elle ne soutient que des plaliludes à la partie vocale. A tout consiilérer, ce qu'il y a de plus frappant dans cette œuvre de lieder, c'est le giand nomhie de fragments mélodiques d'un chromalisme et il'uii traitement déjà wagnériens dans leur façon de relier le dessin vocal ;\ la tiame instrumentale, et cela entraine la condamnation parfois très nette de la voix humaine h un rôle élémentaire, pour ainsi dire épisodique, dans l'ensemble sonore.

Suivant une destinée analogue à celle de Schumann, Liszt passa de la composition des lieder à celle des chœurs. Une partie de ses intéressants essais dans ce fjenre date de la période pendant laquelle il parcourut l'Europe, en gardant comme quartier général la terre du lied et de l'inspiration polyphonique. Il écrivit alors des œuvres très allemandes' et fit une première incursion dans le style sacré-. Enfin il se révéla chef d'orchestre du premier ordre. La façon dont il dirigeait les symphonies de Beethoven le fit choisir en lSi'6 pour organiser les fêtes musicales en l'honneur de ce grand homme. Il avait luimême commandé la statue, payée en partie sur les gains de ses concerts; pour mettre le comble à ce haut fait de prodigalité aitistique, il se produisit comme pianiste, chef d'orchestre et compositeur d'une large cantate, ce qui lui valut une triple élection au succès et à la gloire.

En Allemagne comme ailleurs, les jalousies et les critiques ne manquent point à ce vaillant, mais ce sont les sympathies qui l'emportent et le décident à se fixer à \Veimar', où le poste de Kapellmeister lui est offert. Devenu directeur du théâtre de la cour, il interrompt ainsi volontairement, en plein apogée, sa carrière de virtuose pour se livrer tout entier à de plus hautes vocations musicales. A la tète d'une superbe phalange d'exécutants, il réalise deux grands rêves : la fondation d'un répertoire de chefs-d'œuvre et la création symphonique personnelle.

De même qu'il était devenu d'emblée un maître joueur d'orchestre, Liszt en fut, sans tâtonnements, un maître écrivain. Son premier poème symphonique. Le Tasse, composé en 1847, est instrumenté avec autant de sûreté que le douzième, die Idéale, composé en 1837. Dès les premières années de cette décade, Schumann s'est retiré de l'arène symphonique*, et Liszt s'elforce de lui succéder; mais son extrême habileté et ses visées originales ne sont malheureusement pas suffisantes pour lui permettre de maintenir à son tour la symphonie sur les sommets où Beethoven l'avait conduite.

Liszt ne se dissimule pas son incapacité de trailer le style musical pur. 11 délaisse la symphonie proprement dite^ comme il délaisse le quatuor'' pour s'aventurer dans un genre hybride, celui du poème SYMPHONiouE, dont le principe repose sur une véri-

). nheiini-eiiilied {Cljanl ilu vin du Rliinl, Vt'iis ist lier Vaterland? (Qu'esl-cc que la prilric?), Studentetdied (Chanson (r61u<lianls|, Jteiler lied (Cliant liu cavalier), etc.

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