‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 284 sur 297 · Mszt écrivit qualrc autres psaumes · texte numérisé non relu

Mszt écrivit qualrc autres psaumes

ij. Employé aussi dans le /57« 'jisuume,

'.}. U y eut encore une Sainte Crcile (1874), un Itcijuifm (1807) et un oratorio polonais inachevé : Sltiuistas.

10. A l'àpc lie 13 ans il (it représenter à Paris un Don Sanctiecn un acte. Cliantéc par Nourrit, Ireuvrc eut un succès de jeunesse.

I I. A Pcstli, de parents iraélitcs, ainsi qu'il le raconte lui-même dans une lettre adressée à Charles llallé, le 1'' juillet 1873. Les détails de sa vie sont difficiles à reconstituer, car peu d'écrivains se sont occupés de Heller. J'ai pu réunir des documents inédits que je me propose de publier prochainement.

colta dans ses précoces tournées d'Allemagne des succès de jeune prodige'-. Dés l'âge de 24 ans il vint se fixer à Paris", et il essaya d'abord ses forces de compositeur dans les fantaisies d'opéra et les variations à la mode. Ici s'arrête la ressemblance avec Liszt. A l'heure de la maturité, quand celui-ci trônait à Weimar, au faite des admirations européennes, Heller se contentait de voir par les yeux de l'imagination « le monde entier dans son petit logis" ». Il ne tenta pas des fresques éclatantes, brossées sur des tréteaux en évidence, mais il fit entrer en des cadres restreints les fragiles confidences d'une candeur passionnée que l'on ne connaissait plus depuis la mort de Schubert.

Si Liszt est demeuré, dans l'esprit des amateurs de musique, le compositeur des rapsodies, Stephen Heller resta celui des études enfantines. Ce sont ces petites pièces, à la fois classiques comme tenue et modernes comme sentiment, qui créèrent et qui maintiennent la vogue de leur auteur. Filles modestes et glorieuses des Kinderscenen et des Homances sans paroles, elles ont fait leur chemin dans le monde, à pas menus, sous d'innombrables petites mains; elles ont ouvert à la musique une foule de petites âmes, toutes celles qui n'étaient pas irrémédiablement médiocres ou rebelles à l'intelligence des sons. Leur popularité n'est pas prête à décroître, car elles sont les plus remarquables, les seuls échantillons de l'apprentissage du style. Elles sont aussi nécessaires au pianiste de dix ans que le Clarecin bieyi tempéré l'est à celui de quinze. Après les avoir jouées, travaillées, chantées sous ses doigts, le néophyte est devenu capable d'exprimer avec goût, avec un sûr enthousiasme, les périodes ferventes, les envols alertes de Beethoven et des grands romantiques, comme un enfant passe, sans transition, des charmants contes de nourrice aux fortes fictions de la poésie moderne.

Ces fameuses études, en nombre considérable'", furent écrites à diverses reprises et sous dilTérents numéros d'reuvre. Elles ont été réunies en totalité et classées dans un ordre progressif qui les range à rebours de leur production "=. Le premier recueil''' « composé librement, sans préoccupation d'éditeur», nous dit Barbedette'S contient vingt-quatre morceaux, assez difficiles en moyenne. Les plus remarquables ont déjà une saveur de Chopin. L'imprùmptu en ut tliésr pourrait fort bien être attribué à la première manière de Fauré. Heller eut de la peine à faire apprécier ces pièces, qu'il joua en public au commencement de sa carrière parisienne; mais il conquit cependant à leur distinction chantante un succès assez grand pour que le monde édilorial s'en émut. La commande d'une nouvelle série nous valut l'Introduction à l'art de pkraser^". Puis ce furent les trente Etudes ])ro(iressivcs''' suivies des vingt-cinq Etudes pour former au sentiment du rijtlime et de l'expression^^. Le

12. Voyez Scluimann, Écrits .tnr la mit.-iîijuc et les musiciens.

Page 1