Caprice op. 76 el /•'antaisir-sonnlf déjà citée
10. X» i sur l'ouverture de Fitigat, n" -2 sur la marche dc5 elfes du Sonfje d'une nuit d'été.
férente catégorie les scherzos, les caprices et les f'anlai.'iie.'i écrits par Heller dans la première période de sa carrière. Ses j^'iUuiiiises. ses hiilladrs, ses imprcmplus. ses)!oc/»)'/i(',s-=, ses i'ijloijucs. ne témoignent aussi qu'une demi-originalité; mais il faut s'arrêter aux barcarotlcs. d'une étrangeté d'accent toute particulière. La première, en fa dièse mineur, séduit par son coloris voilé. La quatrième, qui commence en sol mineur et finit en majeur, dans un élan rappelant Schubert, est le seul échantillon de style nettement tzigane laissé par Heller, car celui-ci, à l'opposé de Liszt, faisait peu de cas du folU-lore de sa patrie. Les petites pièces qu'il écrivit sous le nom de Larndlrr n'ont pas une estampille nationale bien accusée. La plus jolie de toutes" est dans le sentiment d'une valse de Chopin, avec moins de bravoure et plus de naïveté. Certaines des valses-rêveries'' ont un caractère analogue et cachent sous ce joli titre des trésors d'émotion simple.
Dans le genre des danses populaires, ce ne fut ni à la valse ni à la mazurka, mais à la tarrntelle. que Heller donna ses meilleures inspirations. Tout le monde connaît celle en la bémol, si euphonique, si lumineuse. On peut prendre comme pendant le Sallarello sur un thème de Mendelssobn». La verve un peu hautaine de ce dernier maître et la fine bonhomie de Heller s'allient de la manière la plus piquante. En différentes occasions-' nous pouvons admirer cette collaboration posthume, dont les deux caprices op. 144*0 sont des échantillons parfaits. Ces délicieux morceaux, d'une exécution assez pointilleuse, doivent prendre place à côté des plus heureuses transcriptions de Liszt. Heller ne se contente pas de suivre la version originale pas à pas", il la paraphrase avec une sobre intelligence. Les quatre Etudes sur le Freischûtz sont, dans cette voie, le chef-d'œuvre de Heller. Je ne connais pas au monde un seul morceau qui fasse sonner le clavier d'une manière plus plaisante.
Le genre varié fournit à notre musicien deux importants ouvrages : les variations op. 130 et 133 sur des thèmes de Beethoven'-. L'assimilation aux procédés du grand maître, les habiles superpositions de thèmes et leurs travestissements dans le style de Chopin et de Schumann, donnent un vif intérêt à ces deux morceaux, qu'on ne trouve pas même dans les fonds de location des marchands de musique. La capricieuse renommée de Heller ne les reconnaîtra sans doute jamais, ayant gardé toutes ses faveurs pour les recueils de pièces lyriques qui hantent encore les matinées d'élèves, à défaut des soirées d'artistes, où elles figureraient avec avantage, si l'interdit de je ne sais quel préjugé ne pesait pas sur elles '^ Je veux ici parler des Préludes"', des Nuits blanches^", des Promenades d'un solitaire^'' et de la suite intitulée Dans les fcois'".
« Les pianistes ne travaillent pas ma musique, disait Heller's, sous prétexte qu'elle n'est pas diffi-