‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire (volume 5)Chapitre 48 sur 297 · Ainsi, ]]endant le récit de la Messagère d'Orfea · texte numérisé non relu

Ainsi, ]]endant le récit de la Messagère d'Orfea

5. Par exemple , l'air de Drusilla de V/ncoronazioiie de Poppea (acte II, scène x).

a. Monteverdi, à toutes les époques de sa vie, a fait des emprunts au chant populaire. Voir Gaetano Ces.-iri : Elementi mnsicaii popolarescl'i iiella lirica da caméra di Claudio Montererdi [tiiaasrita miisirnle, 1"' février 1009).

T. Acte II, scène iv de l'Incoronazione di Poppea (scène du page et de la demoiselle).

8. Nous donnons ce récit, intégralement, bien que ses dimensions s'écartent des limites que nous avons, autant que possible, imposées à nos exemples : c'est un nioilèle unique de l'art récitatif italien, quand Monteverdi était encore sous la saine intluence des poêles llorentins de l'école de Tasse.

ENCYCLOPÈniE DE LA MUSIQUE ET DICTIONNAIRE DU CONSERVATOIRE

Clacdio Monteverdi. — Oî/i'n' (1607). Récit de la mort d'Eurydice. LA MESSAGÈRE.

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HISTOIRE DP. LA MISIQIE

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ESCVCLOPEDIE DE LA MUSIQUE ET niCTIOXSÀllŒ Dl' COysERVATOrnE

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Il n'excelle pas moins à dessiner les caractères indi- 1 quence philosophique de Sénèque, l'élégance effémividuels : la morne désolation d'Ariane, la grandilo- j née d'Othon, la pure et fiére résignation de Clorinde

ENCYCLOPÉDIE DE AA MUSIQUE ET DICTW.VNAfRE DU COySERVATOirtE

mourante, la sensualité innocente du page de Xlncoionazione, prototype du Chérubin de Mozart, la coquetterie agaçante et enjôleuse de Poppée, et cet extraordinaire Néron, en qui Monteverdi a su peindre à la fois le voluptueux amant de Poppée et le tyran atteint du délire de la toute-puissance, qui tantôt sait retrouver une dignité vraiment impériale, tantôt se laisse emporter par des accès de rage boulfons et terribles. Dans tous ces caractères, le comique et le tragique se mêlent, avec une sincérité admirable'. Monteverdi voit ses personnages; il voit leurs gestes, leurs mouvements, leurs grimaces; il note leur façon de parler et de respirer, les sanglots d'Orphée ou d'Oclavie, les

hoquets de Néron, ses bégayements de fureur. Tout ce réalisme shakespearien disparaîtra de l'opéra de la fin du xvn» et du xvm" siècle, qui traduira l'esprit de la tragédie française, l'émotion morale épurée de tout élément physique. — Comme exemples de la souplesse de cet art, je donnerai deux fragments de V Incoronazione di Poppea. : le premier est extrait de la scène de la mort de Sénèque; il a une gravité presque religieuse, qui apparente cette musique à celle des maîtres allemands du xvii= siècle ; il est suivi d'un des rares chœurs de l'incoronazione-, quelques phrases seulement, mais d'un effet puissant.

Claodio Montetebdi. — L'incoronazione di l'iippea' (1642). Mort de Sénèque (acte III, scène m).

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