‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 1027 sur 1158 · Publiée en 1S45 sous le titre de Libussa · texte numérisé non relu

Publiée en 1S45 sous le titre de Libussa

On peut rapprocher de Seyfried Philipp-Jacob Riotte", qui fut également chef d'orchestre au théâtre an der \\ ien. Il eut le crédit de faire jouer une quantité de pièces Ihéàtrales, et en I8;;2, quatre ans avant sa mort, le public viennois applaudissait encore une caulale de lui iulilulée lu C/viisi/r;.'.

Simon Sechter, qui naquit en Ilohénie en 1788 el vécut jusqu'en l.S('i7,est maintenant aussi oublié que Hiotlo. Cependant II était doui' à la fois d'une grande science cnntrapnnlique et d'un sens humoristique original dont ou peut trouver de bous exemples dans ses Volkslieiler et ses l'iirjues à (/wilrc mnitis sur des airs romi(/ws. Sechter fui longtemps professeur de conqiosilion au conservatoire de Vienne, 'riialberg, Kullak, Hiiickncr, IJnhler, Kohler,se formèrent à son école, et Schubert allait lui demander des conseils lorsqu'il mourut.

Dans la première partie du xix" siècle il est deux autres composileurs qui inscrivirent leurs noms en lettres moins ellacées dans l'ombre de iteethoven : et cela parce qu'ils ne craignirent pas de s'adonner à un genre modeste et secondaire, la sonatine à ileux et à quatre mains. Friedrich Kuhlau'' et Antonio Diabelli'" sont encore maintenant la ]irovidence des jeunes pianistes.

Le premier, originaire du Hanovre, eut, comme Hies, des démêlés avec la conscription française qui pesa sur ses compatriotes en 1810. Il ne se réfugia pas en Angleterre, mais à Copenhague, où il devint une sorte de Haendel danois, si bien qu'on peut le compter parmi les composileurs Scandinaves, du moins en ce qui concerne ses opéras et sa musique vocale. Sa musique de chambre comprend des œuvres de flûte devenues classiques.

La même année où Cramer fondait à Londres une maison d'édition, Diabelli ouvrait la sienne à Vienne. 11 publia beaucoup de compositions célèbres, notamment celles de Schubert, et il n'eut garde d'oublier les siennes, qui se chiffrent par cent quatre-vingts numéros.

C'est sur une valse de Diabelli que Beethoven écrivit ses variations op. 120, concurremment avec quarante-neuf autres compositeurs en vogue. J'ai déjà nommé une partie d'entre eux.

Parmi ceux qui ajoutèrent à la couronne de gloire de la Vienne musicale des fleurons plus ou moins modestes, il me suflira de mentionner Nicolaus von Kruft", Franz Schoberlechner'-, un élève de Ilummel dont le jeu et les compositions péchaient par excès de bravoure; M.-J.-C. Leidesdorf'', un ami de Beethoven et de Schubert ayant cultivé un peu trop les pots-pourris; Conrad Berg ", Wenzel Plachy ' ', Johann -Heinrich Clasing'*; le prolifique Cari Mayer '", dont le jeu rappelait celui de Pield : il laissa de bonnes études; H. -F. Enckhausen'", dont les pièces enfantines se vendent toujours.

Parmi les compositeurs de chambre et de chapelle n'oublions pas un éminent protecteur de Beethoven, le prince Louis-Ferdinand de Prusse '^ artistique etmarliale figure; Franz-Xaver Gebauer-", encore

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