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10. Styliste avisé comme Scliumanu, Berlioz, Wagner, etc., Weber écrivit beaucoup d'articles critiques.
11 . Weber composa la plupart de ses Lieder de 1811 à 1317. dans l'intcrvalle séparant Si/icnna du Freisct^àtz.
\1. Composés de 1810 à 1813.
1 J. A 40 ans, le 5 juin 18i6.
ESCYCLOPÉniE DE LA MUSIQUE ET DICTfO.VXAfnE DU COySEnVATOTRE
monde perdit trois de ses plus grands musiciens. Mendeissohn et Cbopin n'avaient que 17 ans. Avant qu'ils n'entrassent en lice et ne jetassent leurs sceptres dans la balance de l'ait, il y eut un vide dans lequel s'agita la séquelle des imitateurs et des talents secondaires.
L'opéi-a entre Wcber et 'Wasiief.
Pendant une dizaine d'années ce fut un intérim, un armistice au cours duquel nul f,'lorien«c combat musical ne fut livré. Le prestige de Beetboven grandit dans ce calme, celui de Schubert commence à naître, celui de Weber se maintient sur la scène, et de là rayonnera sur tous les maîtres futurs du romantisme. Dans le genre du drame lyrique et delà comédie musicale son intluence s'exerce directe, immédiate, et s'étendra jusqu'aux contins de l'époque romantique dont Wagner s'évadera un jour à grands coups d'aile.
Trois musiciens, Spolir, Hofmann, Marschner, mérilent d'être considérés, à côté de Weber, comme les fondateurs de l'opéra romantique.
On a même voulu donner à Lud'wig Spohr ' la priorité absolue en excipant de son Faust composé en 1812'^. Mais Sijlvana date de 180!i, elRûbezfilil remonte même à 1805. Les opéras de Spobr, d'un lomantisme artificiel, externe, n'atteignaient pas au « vérisme » de Beethoven et de Cherubini. Après Hiihezaltl et Sijlvann, le premier opéra vraiment romantique pai' le sujet et par le traitement, est VOniHne, née de la collaboration de E.-F. Hofmann avec la Molte-Fouqué^. On sait que l'auteur des Fanlaisies l'i la manière de Callot ne fut pas seulement un des plus célèbres ironistes de la littérature allemande. 11 donna des pages importantes à la musique et composa ojize opéras'. L'un d'eux, Ondine, obtint à Prague, sous la direction de Weber, quatorze représentations. Plus âgé que Weber de dix ans, Hofmann exerça sur ce dernier une indéniable influence intellectuelle, qui s'étendit ensuite sur Schumann. Mais sa principale originalité réside dans sa littérature : en musique il ne représente guère qu'une date.
Il n'eu est pas de même de Spobr, qui fournit une longue carrière musicale'', fut capellmeisler à Gotha, au théâtre an der Wien, à Francfort, à Cassel. Chef d'orchestre et violoniste célèbre, auteur respecté d'opéras, de symphonies, d'oratoi'ios et de musique de chambre, ce maitre nous olfre l'exemple d'un curieux tempérament. A la fois conservateur et novateur, il n'ari'ive pas à secouer l'influence de Haydn etd e Mozart, dont il observe l'impeccable carrure; mais il tente des œuvres pour double orchestre et pour double quatuor. Il écrit des successions chromatiques à la Chopin et compose lui-même, comme Wagner, le scénario de son dernier opéra. Il se lie avec Gœthe, écrit une cantate patriotique en 1812, — comme We-