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XIX' SIECLE
ALLEMAGNE Up75
genre. Sa musique de chambre, moins personnelle, laisse voir une iniluence de Spohr dont il ne sut jamais s'émanciper.
Docteur en pliilosopliie, savant tliéoricicn et professeur d'une pléiade d'élèves .distin^^iiés, llauplinann piil part !\ Leipzif.', à côté de Mendcissolin, de Mosclieleset de Scliuniann,à la renaissance de Hacli.dont le braide avait été donné par le vieux Zelter, aidé de Heruer et de Klein.
Heinrich E. Dorn ' l'ut le disciple de ces trois maîtres avant d'enseifjner à son tour. Ses opéras laissèrent peu de traces, mais sa musique de piano manifeste assez de vivacité et d'ironie pour que son élève Schumann le baptisât le Juvénal de la musique.
A ce moment, la décadence de la musique de chambre est complète. Spohr abandonne la polyphonie du quatuor. Lachner, Ueissiger, l.iiidpainlner, ont les yeux rivés sur Heethoven et Schubert, sans pouvoir les suivre dans leur vol-, l.aweel Marschner sont hantés par le style dramatique d'ouveitnre, à la Weber, et en outre ils versent dans un fâcheux cosmopolitisme i^ermano-franco- italien ; enlin Ilauplniann le probe ne réussit pas h brocher assez fortement sur ces médiocrités.
Après la mort de Beethoven, et selon sa prédiction, le résine despotique du piano commence, et deux courants manifestes se dessinent. Le plus larfie est suivi par la pléiade des spécialistes effrénés qui s'adonnent à la virtuosité comme lin, cultivent la broderie à outrance, en bourrent leurs variations, leurs concertos, leurs fantaisies sur les thèmes d'opéra. A la suite de Gelinek, Vanhal et Pleyel, le terrible polypraphe Czerny doinie l'exemple. Karl Mayer^, Kalkbrenner-, l'esca, Haberbier', Htinten, f'ixis, Kudenkamp, Aloys Schmitt ', Dreyschock", l'entourent de leurs innombrables phalanges... phalangines et phalangettes. Leurs productions sans génie sondèrent du moins les capacités de l'instrument.
L'autre courant, beaucoup moins vaste, mais plus profond, nous valut quelques œuvres à la fois brillantes et poétiques : la Fantaisie hongroise de Schubert, les sonates de Weber et immédiatement audessous certains morceaux de Hummel et de Ignaz Moscheles, un peu son continuateur. Ce qui survit de l'un et de l'autre ligure maintenant au programme de toute bonne éducation pianislique. Ce sont poui- Hummel des sonates d'allure franche et solide, pour Moscheles des Études arlistiquts d'une réelle nouveauté offrant un heureux mélange d'inspiration musicale et de ressources techniques.
.Moscheles écrivit d'autres morceaux d'une bonne tenue : plusieurs concertos, des œuvres de chambre avec piano, une ouverture d'orchestre intitulée Jeanne d'Arc. Dans ses compositions comme dans sa maîtrise d'exécutant, il reste néo-classique. Reconnue à Londres par démenti et Cramer, sa virtuosité semble déjà caduque à Weber lorsqu'il l'entend*. Elle lui permet, il est vrai, d'inculquer une belle discipline à .Mendelssohn et d'être appelé par son élève reconnaissant au conservatoire de Leipzig, où il ob-