D'après un poème de Tieck
lo. .N'omettons pas la cantate édifiée sur un poème fantastique de Gœlhe : la f" IVuit de Walpun/is, ni un morceau de piano qui compte parmi les meilleurs ; la fantaisie op. 23, aussi appelée Sonate écossaise (1830).
lIKTnriiF OR LA mrsiQVE
el de l'oij^iic à l'allo, s'emploie {■('■nérciisoment an Irioinplie dos nouveaux venus : Schuniann, Hiirsniiiller, Lis/.l, Chopin, Miller, Herlioz, (îade. Il dirifie (les festivals sur plusieurs points de r.\llemague el dans sa cliérc Anf;leterre, où il retourne non moins de liuit fois. Apres IKVl, ayant vlé choisi comme Kapellnieister par le roi de Saxe, à Berlin, il se dédoulile entre cette ville où on le comprend mal, el Leip/ifi dont il est l'idole. Il prend part à diveises inauf.'Uralidus en riiouneur de Durer, Schiller, (îiitenherg, Hacli ; il s'intéresse a la fondation du nouveau conservatoire de Leipzig; et au milieu de ces constantes agitations il reste l'infaligahle créateur dont, à Home, Herlio/. s'émerveillait'. Au cours d'un voyage à l'occasion du mariage de sa sonir il écrit le Trio en ri! mineur. A Londres, dans un lourhillou de vie mondaine, de visites et de fêtes, il écrit VOiacrture d'.ithalie. Villégiaturant à Loden pour prendre un repos prescrit par les médecins, il trouve moyen de composer son superbe concert de violon et ses six admirables sonates il'orgue-.
Le résultat de ce surmenage, c'est un dérèglement de l'organisme physique, si souple el si résistant juscpi'alors. Le cœur s'assombrit, le cerveau reste lucide, lu main trace encore avec fermeté chaijuo détail dune fresque grandiose : FJic, le second oratorio •".
Le 4 novembre 1847, à 38 ans, Mendeissohn meurt d'épuisement comme Schubert. 11 n'a pas connu l'àpre misère de son glorieux prédécesseur, et le fen intérieur de sa propre pensée n'aurait peut-être pas sulli à le coucher sitôt dans la tombe, mais il avait voué à la musique un culte trop ardent, et il s'est brûlé aux tlammes do l'autel.
Le bref récit de cette vie puissante et droite m'a semblé nécessaire pour faire comprendre la nature exacte de l'inspiration niendelssohnienne. L'n parallèle s'établit entre l'homme et son œuvre. Mendeissohn ne fut pas plongé dans dé poignantes circonstances: il n'eut pas, comme Beethoven, un co-ur bouleversé par les tragiques inquiétudes de la destinée. Façonné par un rare ensemble d'heureux événements : descendance, éducation, rencontres, mariage, prospérité civique, le génie de Mendeissohn se lapproche, dans sa fraîche séréidté,de la grandeur objective de Bach, Hfendel et Haydn.
Il en est ainsi du moins dans les maîtresses symphonies instrumentales ou vocales qui constituent la plus haute partie de son o'uvre. On est trop porté dans le public à juger Mendeissohn sans appel sur la qualité de ses Romance$ sans paroles, dont le succès fut habilement exploité et grossi à plaisir par de mercantiles éditeurs*. Ce fut, il est vrai, une jolie preuve de sincérité artistique, de donner l'essor au délicieux petit poème liminaire de la première série, au milieu de la turbulence qui faisait alors rage dans la production pour le piano. La nouveauté de la tentative mérite d'être signalée, ainsi que le caractère populaire et national de la plupart de ces courtes inspirations. Presque à chaque page s'y découvre un sen-