‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 109 sur 1158 · N» 70 (Y. I. t., liv. 34, f · texte numérisé non relu

N» 70 (Y. I. t., liv. 34, f

10. Officier musicien sous 1<.'5 Hân ; se relira pour cause de maladie en 188 et échappa aux troubles ; il suivit ensuite la fortune des llâu de Clioù, puis des Wéi (N" 37, section des Wéi, liv. 29. f. 10 cl sq.).

11. Fonctionnaire des Wéi, puis adliércntdc Woii ti des Tsin et grand dignitaire ; l'un lics rédacteurs du code, éditeur des Tclioii chofi k'i nijcii retrouvés â celte époque; mort en 289 (.\« 41, liv. 39, f. 10, etc.).

ESCYCLOPÈDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIOXNAISE DU CnXSERVATOIRE

moins depuis les H.in, les tlùtistes apprenaient les airs par imitation, que les luthiers n'avaient d'autre procédé pour fabriquer les tlûles, dont les experts précisaient ensuite le son ; les flûtistes n'avaient donc aucune connaissance des lyii, de là les divergences observées'. Au cours de ces études, Syûn Hyu constata la longueur excessive du pied de Toù Kbwèi et fixa un pied nouveau par la méthode des grains et par comparaison avec des lyii et des cloches antiques^. Seul Yuèn Hyèn' déclara le nouveau pied trop court, le nouveau diapason trop haut, et par suite la musique plaintive et de mauvais augure; quelques années plus tard, on trouva en terre un pied antique eu jade qui mesurait 1,007 : Yuèn Hyên avait fait preuve d'une oreille prodigieusement juste en distinguant sans point de comparaison une ditlérence de son répondant à une longueur de 0,007. Syûn Hyu mourut avant d'avoir achevé ses travaux de réfection, et son fils Fàn fut chargé (293) de poursuivre son œuvre : de nouveaux troubles politiques empêchèrent Syûn Fàn de la mener à bien *.

La période qui débute alors est une des plus sombres de l'histoire de Chine; pendant que la dynastie des Tsin se déchire elle-même, l'Empire est envahi ; des chefs, chinois et barbares, se partagent le nord et l'ouest, prennent le titre de roi, celui d'empereur, fondent des Etals pour la plupart éphémères ; les vrais souverains chinois continuent au sud du liyâng leurs querelles de famille. Au milieu du fracas des armes, les rites et la musique sont négligés; il est rarement question de vérifier les lyû, que personne ne sait plus calculer; mais le respect de la tradition musicale persiste latent et, les uns après les autres, les vainqueurs mettent au premier rang du butin les orchestres, hommes et instruments, pris aux vaincus; les musiciens impériaux, avec les lyû et les carillons, sont promenés de la Chine propre aux confins, où ils se mêlent aux musiciens barbares.

« Pendant les troubles' des années Yùng-kyâ (307- 312), les musiciens officiels et les instruments tombèrent tous aux mains de Lyeoù Tshrmg" et de Chi Lé'' ». Les empereurs régnant à Kyén-khâng* à partir de 317 tentèrent avec peu de succès de reconstituer leur orchestre. « Dans les années Hyèn-hwô (326- 334), Tchhèng ti rétablit le bureau de la Musique et rassembla ce qui subsistait en désordre '; toutefois il

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