‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 108 sur 1158 · N» 36, liv. 21 ii),ir. I · texte numérisé non relu

N» 36, liv. 21 ii),ir. I

8. Avani Lyeoù Hin, on trouve dos défluitions fondées sur d'autres

suivantes : " la longueur ilu hw.'ing-lclinng se mesure avec, des grains de millet, ptmir.um miliaccum, d(! moyenne taille, avec la laigenr du grain; (Kl lignes sont la longueur du Invàug-tchông, 1 gi'aiii l'ail 1 ligne, Kl lignes font 1 pouce, 10 pouces font 1 pied... Pour le I/o, [capacité du] hwàng-lchông,... 1,200 grains de inillol de moyenne taille remplissent le yii... 10 i/o font 1 liii, 10 hi) font I clu'ng, 10 chrnij font 1 boisseau... Pour le poids du hwàng-tchûng, 1,200 grains, capacité de 1 yd, pèsent 12 chou..., 2i ehoiï font 1 lnihKj (taèl). 11) li/ànij font 1 k7n (ratly, livre)'. » Telle est la base que les théoriciens de la musique ont depuis lors discutée et sur laquelle ils ont construit. Kn ell'et, comme le dit Tsliài Yuèn-ling', les llàn étaient peu éloignés de l'antiquité et W;\ng Màng « ne pouvait oser s'écarter des mcsuri's antiques » ; de plus, les étalons anciens retrouvés on diverses occasions confirment l'exactitude du pied do Lyeoû Ilîn. Tshài lui attribue, en pied des 'l'clioofi, l,04o, alias 1,0307, mais il ajoute que ce léger excès proviendrait non des calculs de Lyeoft Hin, mais d'une erreur commise vers la fin du ii= siècle.

Dans l'incendie de Lô-yàng par long Tchu (100), tout l'orchestre périt; Toù Khwèi'", pour l'empereur des W'éi, en entreprit la réfection. « Khwèi s'entendait mieux que personne aux cloches el aux lyû ainsi qu'aux autres instruments ; il était moins versé dans le chant et dans la danse. A cette époque, il y arvait Téng Tsing et Vin Tshi qui savaient déclamer la musique classique ou semi-rituelle; le maître de chant Y'in Hoû savait chanter les hymnes du temple des Ancêtres et des grands sacrifices de la campagne; les maîtres de danse Fông Sou, Fou \àng-hyào, connaissaient toutes les danses des générations précédentes. Khwèi les dirigea, étudia dans les classiques, rechercha les traditions, réunit et fabriqua les instruments : c'est de lui que date la restauration de la musique ancienne. Dans les années llwàng-tclihofi (220-226), il fut chef de la musique impériale. » C'est lui qui fixa le pied de 1,043, ensuite attribué à Lyeoù Hin. Le diapason était ainsi trop bas, mais on ne s'en aperçut pas immédiatement. Fn 274, une nouvelle dynastie, celle des Tsin, ayant pacifié l'Empire, le chef du Secrétariat, Syûn Hyû", fit tirer des magasins impériaux vingt-cinq lyti, les uns en cuivre, les autres en bambou ; il reconnut que trois d'entre eux correspondaient aux lyû de Toù Khwêi ; les autres, d'après l'inscription qu'ils portaient, étaient des « lyû defiûle ». Lyt' Hwô, vieil officier musicien, conta qu'au temps de Mîng ti (226-239) des Wéi , il avait été chargé de confectionner ces lyû à l'unisson des notes delà flûte; dans l'orcheslre complet, les cloches et les lilhophones, instruments à son fixe, donnent le son fondamental; dans le petit orchestre qui n'a ni cloche ni lithophone, la tlùte donne le son fondamental. Lyé llwo avait fabriqué ces lyû spéciaux d'après l'audition des flûtes usitées (fiùles de 4 pieds 2, de 31' 2, de 2i' 9). Le son des lyû de flûte différant de celui des lyû classiques, Lyé Hw(j expUijua que, au

objets nalurels ; le pouce est la distance du pouls à l'articulation du poignet, le pied osl l'empan d'un adulte. D'ai>rès le Siri'u tseù sw/in choir (V. I. t., liv. 54, f. 13), 100.000 épaisseurs d'un lil de ver â soie valent 1 pouce.

Page 1