‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 1090 sur 1158 · Employé aussi rians le /J7" psnumr · texte numérisé non relu

Employé aussi rians le /J7" psnumr

;». II y eut encore une Sainte Cécité (1874). un Requii'm f !fi6T) et un oratorio polonais inaclievô : Stanislas.

10. A 1 agc de 13 ans il lit représenter rx Paris un Don .Sanche en un acte. Chantée par Xourrit, Iccuvrc eut un succès dcjeunesse.

11. A Pcstli. (le parents iraéiites. ainsi qu'il le raconte lui-inémc dans une lettre adressée a Charles llalh'. le 1" juillet 1ST3. Les détails de sa vie sont difhcilcs .'i reconstituer, car peu d'écrivains se sont nccupés de Heller. j'ai pu réunir des documents inédits que je me propose de puhlicr prochainement.

colta dans ses précoces tournées d'Allemagne des succès de jeune prodige'-. Dès l'âge de 24 ans il vint se fixer à Paris'^, et il essaya d'abord ses forces de compositeur dans les fantaisies d'opéra et les variations à la mode. Ici s'arrête la ressemblance avec Liszt. A l'heure de la maturité, quand celui-ci trônait à Weimar, au faite (les admirations européennes, Heller se contentait de voir par les yeux de l'imagination « le monde entier dans son petit logis" ». Il ne tenta pas des fresques éclatantes, brossées sur des tréteaux en évidence, mais il fit entrer en des cadres restreints les fragiles confidences d'une candeur passionnée que l'on ne connaissait plus depuis la mort de Schubert.

Si Liszt est demeuré, dans l'esprit des amateurs de musique, le compositeur des rapsodies, Stephen Heller resta celui des études ctifanHucs. Ce sont ces petites pièces, à la fois classiques comme tenue et modernes comme sentiment, qui créèrent et qui maintiennent la vogue de leur auteur. Filles modestes et glorieuses des Kinderscenen et des Homances sans paroles, elles ont fait leur chemin dans le monde, à pas menus, sous d'innombrables petites mains; elles ont ouvert à la musique une foule de petites âmes, toutes celles qui n'étaient pas irrémédiablement médiocres ou rebelles à l'intelligence des sons. Leur popularité n'est pas prête à décroître, car elles sont les plus remarquables, les seuls échantillons de l'apprentissage du style. Elles sont aussi nécessaires au pianiste de dix ans que le Clavecin bien tempéré l'est 5. celui de quinze. Après les avoir jouées, travaillées, chantées sous ses doigts, le néophyte est devenu capable d'exprimer avec goût, avec un sûr enthousiasme, les périodes ferventes, les envols alertes de Beethoven et des grands romantiques, comme un enfant passe, sans transition, des charmants contes de nourrice aux fortes fictions de la poésie moderne.

Ces fameuses études, en nombre considérable'"', furent écrites à diverses reprises et sous dilVérents numéros d'o'uvre. Elles ont été réunies en totalité et classées dans un ordre progressif qui les range à rebours de leur production"". Le premier recueil''' « composé librement, sans préoccupation d'éditeur», nous dit Barbedette", contient vingt-qualr-e morceaux, assez difficiles en moyenne. Les plus remarquables ont déjà une saveur de Chopin. L'impromptu en ut diésc pourrait fort bien être attribué à la première manière de Fauré. Heller eut de la peine à faire apprécier ces pièces, qu'il joua en public au commencement de sa carrière parisienne; mais il conquit cependant à leur distinction chantante un succès assez grand pour que le monde édilorial s'en émut. La commande d'une nouvelle série nous valut l'Introduction a l'art dt' pliraser^'-'. Puis ce furent les trente Elude» progressives-" suivies des vingt-cinq Etudes pour former au sentimi'itt du rythme et de l'expression^^. Le

12. \'o\ ez Schuraann, Écrits sur la musique et les mnsiciens.

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