If0ù-y'i
Les pyén lyû ainsi choisis prennent place dans les groupes harmoniques suivants, où ils sont toujours issus du tchong-lyù; les numéros en tète des colonnes marquent le nombre des quintes à partir de tchong-lyù : en d'autres termes, si l'on diminue de I le numéro de la colonne, on a le nombre de pyén lyû qui y sont employés.
U'où-y'i ^, hu'àitg-lchiiiig.2 (pj-
tckottg-hjit i. iîn-tchûng y ( /J 1.
liiiàiig-tchûng 2 ip). thdi-tsheon.t (p).
ïin-ichfmg i (p). nâu-iyit ^ (p).
thdi-talteon 2 (p). koû-syén ^ (p),
nan-lyii , [p). ying-lchûng , (pK
1. On sait que Nicolas Blercator et Holder ont établi nn système de tempérament de SS degrés; ils suivaient les traces de Kiug Fàng. s"arrC-lant au lyù LUI dontj'ai marqué plus haut la particularité.
2. Grand astrologue dans la période Yuén-kyû (424-453) iN» 39, tir. 1 *, f. 30 r». — N» 42. liv. Iii, IT. 3 y et 9 i I3|!
3. i\= .H4 (V. I. t., liv. 3t. IT. 10 ctsc(., 19 v). — N» 70 (Y. 1. 1., liv. 52, sections 5, 8, 1>; liv. 53, section S). — N» 27, liv. 41.
lâ-lyii,. kyâ-IckSng -i- Ichoiig-lyii 2'
yi-tsé^. u'Où-yii. hwi'ing-tchvng2lp).
kyù~tchông ^. tchting-lrjii .y. tîn-tchôtig ^ (p\
woù-yiy. hu'àng-tchriiig2{p). lhdi-lsheoit2 iv)-
tclifiiiij-hjii ^. tÎH'tchông .y (p}. nàn-lyU2 (pK
hwùng-tehôngnip)- llidi-lsheoii 2 (p). kon-syén2(p).
Si l'on néglige de distinguer les deux octaves, on compte six pyén lyû : hwdng-tchijngp., thtii-tsheoû p., koû-syèn p., lin-tchiiivj p., min-lya p., ying-tchânij p. La pratique est divergente. Depuis le x° siècle, si l'on en croit l'choû Hi, dés le v" d'après Tchoù Kyén", on n'a gardé que quatre des lyû auxiliaires qui sont représentés dans les carillons de cloches et de pierres, ce sont les lyû fils deliwàng-tchùng, tà-lyù, thài-tsheoù, kyà-tchûng, dits les quatre tslûmj chOnij. sous aigus^. On parle donc parfois des seize lyû, en réunissant les quatre sons aigus aux douze sons de l'octave; on les trouve employés encore au xvi= siècle d'après le prince héritier de Tchéng (n" 74 à 85). L'échelle de seize notes permet la transposition d'un nombre réduit de mélodies rituelles renfermées dans des intervalles peu étendus; Tchoû Hi déplorait déjà l'ignorance des musiciens qui avaient oublié les ressources dont ils disposaient àl'époque desThàng^; peu auparavant un
' 4. £n réalite, si la section est la même, ce ne sera pas exactement
j l'octave : voir p. 85.
I 5. Y. 1. t.. liv. 53. f. 40 r». — N" 29 (Y. 1. t., liv. 69. f. 13 v).
1 (î. Voir n" S.ï (Y. 1. 1., liv. 09, f. 2 r"). L'épithètc tshîiig désiguc plus
i récemment un degré diésé.
i 7. N- 62. liv. 53, f. 40 r°. — N' 27, liv. 41.
EXCYC.LOPÈDIE DE LA iirsiQlE ET DICTIO.WAIIIE DU COXSEBVATOIRE
fonctionnaire des rites, 'Ichlièn Yàng, lettré érudit, auteur d'un traité musical (n° 69), avait même proposé de revenir à l'antiquité en supprimant les quatre sons aigus et les deux p'/éti ou degrés auxiliaires. Tshâi Vuên-ting aflirnie que les quatre sons aigus sont des pyénlyû; Tcliofi Hi les lient pour des lyû vrais, de demi-longueur; il nous est dil'licile de juger entre eux, les demi-lyîi, vrais ou modiliés, ne donnant jamais dfs sons justes en raison du diamètre constant; les lyfi modifiés semblent toutefois mieux dans l'esprit de la vieille théorie chinoise, hostile au tempérament'.
Ce n'est pas toutefois que le tempérament n'ait été imaginé bien avant l'époque de Tehoû Hi. Tsh.ii Yuènting, et plus tard le prince Tsài-yii" rappellent presque dans les mêmes termes que Hù Tchhéng-thyên et Lyeoû Tcliô' repoussaient le système de King Fàng, c'est-à-dire la progression indéfinie des quintes justes; « ils voulaient forcer les nombres correspondant à lin-tchOng et à tous les lyû suivants, de sorte que tchong-lyù donnât naissance de nouveau à hwàngtchûng et que, le cercle étant complet, on se bornât à douze lyû*. » j.e Swt'i choCi^ confirme ces indications : (1 HôTchhêng-thyén ayant établi de nouveaux nombres proportionnels, il en résulta que du tchùnglyù on tira encore le hwàng-lchnng n ; suivent les longueurs de quatre des lyû nouveaux, conformes au tableau plus complet donné par le Sonç] chou''. Aucun de ces ouvrages ne dit expressément que les lyû nouveaux sont ceux de l'école de Hô Tchhêng-thyên, mais la concordance des époques et l'allure des textes permettent de le supposer. Le tableau suivant donne dans la colonne g) les chilTres du Soiuj chou, dans la colonne h) les nombres proportionnels calculés sur la base 810, dans la colonne i) les nombres proportionnels d'après la base 100; ces deux dernières coloimes serviront à comparer les longueurs des lyû de Hô Tchhèng-tliyOn avec celles qui ont été données plus haut et celles qui seront données plus loin.