‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 162 sur 1158 · N° 77, ff. H. 33, 36 ; voir aussi n» 74, f. 71 v · texte numérisé non relu

N° 77, ff. H. 33, 36 ; voir aussi n» 74, f. 71 v

7. On observera que l:i transcription des mots chinois employée dans les figures et exemples musicaux dilfere légèrement de celle qui est suivie dans le texte. Ainsi dans celte dernière y est toujours mis à la place de )' précédant une voyelle.

dessus, due au prince Tsài-yû, un lyû quelconque est consonnant avec celui qui le précède et avec celui qui le suit. Pour désigner la transposition de la fondamentale, la phrase : « il règle les tons par les cinq degrés », est au moins aussi claire que le passage de Seû-mà rshyên cité p. 93. D'ailleurs le mot icên rendu par régler veut dire avant tout une figure, un ornement figuré : wén, figurer, est une métaphore expressive pour marquer l'organisation que les degrés surajoutent à la série chromatique indéfinie des lyû.

« Ils classent* les différentes sortes de mélodies pour les sacrifices spéciaux offerts aux trois ordres d'esprits. On joue avec les instruments sur le ton hwàng-tchûng nn\, on chante sur le ton t:i-lyù ifa), on exécute la danse Yûn incn pour les sacrifices aux esprits célestes. On joue en thâi-tsheoû ifaif), on chante en ying-tchûng ré:i', on exécute la danse f/'/t'n tchhi pour les sacrifices aux esprits terrestres. On joue en koû-syèn î.fo/i , on chante en nàn-lyù (uti^, on exécute la danse Thài cMo pour les sacrifices aux quatre objets lointains'. On joue en jwêi-pîn i/ar^i, on chante en hân-tchùng (sii, on exécute la danse Thni hi/ii pour les sacrifices aux montagnes et aux rivières. On joue en yi-tsé (lU), on chante en syào-lyù i la}, on exécute la danse TMihoii pour les sacrifices à l'Ancienne Mère'". On joue en woû-yi (ré), on chante en kyâ-tchring(so/), on exécute la danse Tlnii iroii pour les sacrifices aux Premiers Ancêtres". »

L'expression tseoi'i, que j'ai traduite par jouer, indique que l'on touche d'un instrument ou de plusieurs instruments sans chanter; au contraire kn signifie le chant avec accompagnement : on comprend donc que, pour les sacrifices du premier ordre, par exemple, on puisse jouer en mi et chanter en f'n, puisqu'il ne s'agit pas d'accords plaqués. Toutefois la succession de mélodies en mi et fa, en /ns et si, voire en fai^ et r^s, en ul et la n'a rien de naturel. Pour les six mélodies, la partie instrumentale répond aux G lyu mâles énumérés en ordre direct, la partie vocale aux 6 lyù femelles en ordre inverse. Les anciens commentaires

Succession cnsmographique des lyû, les chiffres répondent aux caractères cycliques, p. 70 (N** 77).

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n'indiquent pas de raison satisfaisante pour celte disposition gardée intacte par le rituel des Thàng'"-. Le prince Tsâi-yû remarque''' que la loi de ces rapports est de nature cosmograplii(|ue, ainsi qu'il apparaît dans la figure ci-jointe, où les lyû rapprochés des

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