‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 194 sur 1158 · Y. 1. 1., liv. 59, f. î ï · texte numérisé non relu

Y. 1. 1., liv. 59, f. î ï

les désigne parles noms donnés pp. 1 17, 1 18; la dynastie actuelle en admet iiGpour son échelle de 14 notes: un petit nombre seulement semble usité. Je manque d'ailleurs de renseignements sur la pratique moderne des orchestres du Palais et de ceux de Kliyù-feoii, les seuls qui aient peut-être des notinns de musique classitjue, attendu que les hymnes à Confucius chantés dans tous les districts n'y comportent que les deux formes transcrites p. 111. Quant à la musique privée pour le Uhiii, elle a conservé plusieurs méthodes d'accord'" dont on trouvera plus loin l'indication (p. 166).

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L'harnioiiie et le rlijlhiue.

Une théorie de l'harmonie, ou des rapports entre les sons, semble plus difficile à concevoir quand les notes sont successives que lorsqu'elles sont simultanées. Or l'accord plaqué est un élément très secondaire de la musique chinoise : on a vu pourtant que l'hymne de la p. 103 est écrit tout en accords^ de quarte, et on trouvera des accords très variés dans la musique du kliin 112. Le prince ïsài-yû a étudié les ensembles dans la musique rituelle; on pourra tirer de ses œuvres quelques principes relatifs à l'accorapaguement, à l'orchestration et au rhylhmo.

Dans ses formules d'accompagnement" le prince se sert des mots Ichénrj, ying, linù, tliong. Tchémj désigne la note fondamentale, celle qui appartient à la mélodie et sur laquelle est construit l'accord. Ying, « c'est le même son qui répond » au premier, c'est-àdire l'octave. Hué « n'est pas le même son, et cependant est vraiment d'accord », c'est la quinte ou la quarte'-. Thijnij, c'est le même son produit sur une autre corde. Les mélodies citées par l'auteur permettent de reconnaître l'exactitude de ces délinitions : le terme thùng ne désignant pas une note différente de la fondamentale, l'accord prévu se ramène à fondamentale-quinte-oclave, parfois fondamentale-quarteoctave, accord neutre et qui pour notre oreille n'établit pas un mode.

L'orchestre rituel" comprend le chant, Aô, les cordes, khin 112 et sr 116, les tuyaux, orgues 103 et fliiles 74 etc.; dans l'antiquité jamais le chant n'est admis sans les cordes, jamais les cordes ne sont employées qu'avec le chant. « Les sons du chant se prolongent''* : ou dit qu'ils perpétuent la parole. Les sons des cordes se prolongent : on dit qu'ils accompagnent cette expression perpétuée. Les sons soufflés se prolongent : on dit qu'ils s'accordent aux autres sons, n L'auteur rappelle ici l'exposé musical du Chaén tiicn''% où loute-

10. On remarquera la ressemblance «les expressions li/i'ro, système ou mode, et tliydo fn, mélhoJe d'accord : la raélhode d'accord du kbin et de plusieurs autres instruments à cordes varie avec le système que l'on veut exécuter.

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