‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 193 sur 1158 · N° 24, liv. 6, f · texte numérisé non relu

N° 24, liv. 6, f

3. N» 87 (Hii'nng tsliïng k'tnq Injàî, liv. oi7); voir aussi n" 42, liv. 15, f. 4 V.

4. Pcut-êiro Ih\6i Clii-klii (1670-1741), trudit renommé, auteur d'ouvrages sur la musique el l'astronomie.

G. N" 73 (Y. 1. t., liv. CO, IT. 15, 17).

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Les lyû sont disposés dans l'ordre de production; en leur appliquant les degrés de la gamme, on a de la première fondamentale à la seconde b" diminuée deux séries complètes. « C'est, continue Hàn Pûng-khî, la base naturelle et merveilleuse de tous les systèmes;... l'on sait seulement que le hwàng-tchûng est la fondamentale et initiale des systèmes, qu'il produit le lin-tchông; mais on ignore que, le hwàngtchûng et les autres lyû une fois établis, il nail de nouveau un h-n'âng-tchûng qui sert de fondamentale et un lin-tchOng, nouvelle initiale : d'un bout à l'autre c'est une production continue comme une corde. » Hàn Pàng-khi énumère ensuite quatre systèmes anciens dépendant tous du grand système de hwàngtchOng;il en indi(|ue l'initiale actuelle, A'/ii c/ir«3, et la fondamentale, khi kông.

Système de S*^" aiguë, tshlng kyô :

kim ying jwci là yi hijà woti Ichong hnn'nig Un S0L#4 réjfô /a#4 fat,. uU soli réi lat, mi\ su

Le koû-syèn aigu (la 10') est l'initiale actuelle, le lin-tchûng est la fondamentale.

Système de 3"", màn kyô'' :

kriû )jing jwci là yi hijà irofi Ichàiig hwitng soL#3 rf#4 /«Pg fa; ul ; sol; ré; la; nii;

tin Ihài non koû SI4 faff; lllfi sollf;

Le koû-syèn sert de transition au système'. Système de 2''" aiguë, chào châng ou tslûng chiing :

Ihài non koû ynifi jwî-i lit yi kifti wotl Ichàng FA#4 !(/jf3 soif; n-P'^ liifi l'ai, nli sol; ré; la;

Le tchông-lyù est fondamentale, et sa 6'°, thâi- Isheoû, qui est la 2'''' de l'échelle normale, est l'initiale actuelle.

Système de 5'° basse, hyi'i tchi :

lin Ihài min koû yiny jwvi là yi kyil woH tcliông hwilng lin SIi/'«Jf4 «/lf5S0/#4 ri'S; '«#4 /'«4 "'ô soUréô '«4 raî4 • s/4

Le woû-yï sert de fondamentale, et sa 6'", lin-lchông, est l'initiale actuelle.

Dans les œuvres de Tchoû Hi' on trouve sur les mêmes modes rapportés au khin des indications qui jusqu'ici demeurent obscures pour moi. En rangeant du grave à l'aigu les notes de ces quatre systèmes, on a les échelles :

3'"' aiguë : mi; fa sol soLif la lait si ut-, i-é réH;

3™ : soLSn 'aS«<4i'é)'(?S ml fa fai sol soin la si m«»;

2'''^ aiguë : réi fa fa# sol sol» l.\ la» uf^ ut» ré»

5''^ basse : ré»; mi fa fa» sol sol» la la» si ut » ni» ré

Parmi ces échelles si difi'érentes des systèmes plus récents, trois sont remarquablement élevées : le son nommé kh'i chêng, sol», fa», si. n'est initialeque théoriquement, il n'est pas la première note de l'échelle. Mais sur quels documents s'appuient Tchoû Hi et Hàn Pàng-khi pour établir une théorie si précise'? Ils ne l'expliquent pas dans les textes que je possède. Cependant ces idées valaient d'être rappelées, puisqu'elles sont, à ma connaissance, la seule tentative de découvrir des rapports organiques entre la série des lyù et quelques systèmes usuels. Ces deux théoriciens

7. Màn est opposé à tslûng, aigu ; il indique ici la 3=» ordinaire v. la. 3'« aiguë ou 10*.

S. Tsyé tijào .- je ne connais pas d'autre exemple de celte expression ; si l'on compare au système de 3^" aiguë, on trouve abaissement d'une §'• sur cinq notes.

O. N- 27, liv. 41.

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n'ont pas exposé ces principes en leur nom, ils les ont projeti-s dans un passé néhuioux : ce procédé caraotirislii|ue nous laisse dans le doute sur le sens réel des quatre systèmes.

Pour Tàiie postérieur aux llan, quelques phrases brèves et assez values du \\'i!i chat et du Suri chou ne sulTisent pas à mius instruire. I.e piemier' de ces ouvrages parle l.'ilS) des cinq tyào pour l'accord du kliin 112 et en cite deux-, le tyào ordinaire à tonique !"•, le tyào aij^u à tonique i''" : il est probable que ces systèmes appartiennent à une même fiamme, il n'y aurait alors ipi'une ébauclie lointaine de la théorie des Thàng. Les faits rapportés aux p. 'M et suivantes, d'autres encore, tels que la disposition des carillons permettant de prendre pour I "" les lyu liwàng-lcliông, lliài-tsheoû,j\vr'i-pin,Uori-syèn', démontrent l'emploi de fondamentales multiples, mais non le passage de chaque fondamentale par chaque degré, ce qui caractérise les S4 systèmes. Le Suéi chou, dans quelques phrases citées plus haut', expose qu'avant la réforme des Thàng les 84 systèmes n'étaient pas en usage; ce ((u'on appelait alors ttino. c'étaient les modes ou renversements de la gamme de hwàiig-tchûng, tous désignés soit par le iyû, suit par le degré de l'initiale; un seul système ne rentre pas dans cette série, celui de tà-lyù, appelé yinij li/iio. système répondant : cette désignation ne se retrouve pas par la suite. On remarquera d'après le texte visé la prédominance des systèmes de tlidi-tslieoù et de nàn-lyù.

Une liste des mélodies de musique savante ou classiqueexécutées par les orchestres du Palais est donnée pour l'an 977 '; cette musique ne se conline pas dans une seule gamme, elle emploie beaucoup plus de systèmes que la musique populaire, 18 au lieu de S, mais elle est loin du nombre théorique de 84; la coïncidence est marquée avec la liste dressée p. 120. «Ce que joue l'orchestre, ce sont46 mélodies ai)parlenant à 18 systèmes. l°I,»u !"'«, 3 mélodies... 2°XXll,so( l"»", 2 mélodies... 3° XXXVI, la 1™% 3 mélodies... 4° L, si !■"", 2 mélodies.. . 5° LVIl,»?!"", 3 mélodies... G^LXXI, ré !"•, 3 mélodies... 7» XXXVIII. »< s 3", 2 mélodies... 8° II, /'«? 2'% 2 mélodies... 9° XXIII, /<« 2'l^ 3 mélodies... 10° XXX VU, Si 2'!'', 2 mélodies... 1 1 ° LI, h<5 2'|'', 3 mélodies... 12° LVIII,re 2i«, 3 mélodies... 13° XXVI, m» 6"", 2 mélodies... 14° LIV, so/? 6'% 2 mélodies... 13° LXI, la 6^'-, 2 mélodies... 16° LXXV, si 6'', I mélodie... 17» V, iiïs (j"", 2 mélodies... 18" XL, faf 0", plusieurs petites mélodies. » On trouve d'autre part ces indications^ : au moins jusqu'en 1112 les modes de a'" et de 3°* sont inusités; on cherche alors à les introduire de nouveau dans l'orchestre". C'est qu'en réalité les 84 systèmes dont on parle sans cesse, sont surtout théoriques; Tshài Vuên-ting, un peu plus avant dans le xii" siècle, déclare' : « dans la musique vulgaire il y a seulement les trois systèmes de 2'*, de l""*, de 6"", et pas davantage. » Thàng Chwén-tchi' sous les Ming compte 48 systèmes, 4 pour chaque gamme (1"°, 2'''', 3'^'', 6'°) et

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