N» 79, f. 15 T" ; voir aussi n'- 24, liv. 5, f
is'. S- 1. — >14, pp. i9, 30.
ESCYCLOPËDIE DE LA MUSIQUE ET DICTIO.\NMnE DU COXSEnVATniRE
lois il n'est pas question des tuyaux comme élément de l'orcheslre. Le même passage du Chwén li/èn se termine ainsi : » je frappe la pierre sonore, je frappe la pierre sonore : tous les animaux dansent ensemble. » Les mots h) et fou traduits par «frapper » équivalent à pd et fou. qui sont du langage technique moderne : ((frapper fort de la main droite, c'est ce qu'on appelle p('/; frapper légèrement de la main gauche, c'est ce qu'on appelle foiiK » On frappe les lithophones 23 etc. et les cloches 1 etc., les tambours 44 etc. et les cymbales 16 etc., les claquettes de bois 31; ces instruments percutés se combinent ou se remplacent selon le caractère rituel de la mélodie et le rang des auditeurs : c'est ainsi qu'à l'occasion une jarre de terre 36 remplace les pierres sonores 23'. (Juels que soient le nombre et la variété des instruments, ils se ramènent toujours à deux classes : les cordes et les tuyaux, inséparables du chant, exposent la mélodie, les instruments percutés marquent le ihythme. (( Le lithophone, c'est avec quoi l'on rhythrae la musique '^ » Pour les carillons, ((quand unies frappe fort, on appelle cela le son du mêla], Jilnclung; quand on les frappe doucement, on appelle cela le cliquetis du jade, yii tchcn. Quand le Chou hlng dit : frapper doucement les pierres sonores, frapper forl les pierres sonores, n'est-ce pas cela? » Le son du métal* est le temps fort battu au début de la mesure et commandanl les 16 premières notes du khin pendant le souftle (le l'orgue; le cliquetis du jade est le temps faible frappé au milieu de la mesure et dominant les 16 dernières noies du khin durant l'aspiration de l'orgue. Dans un autre exemple " le temps fort est marqué par le rouleau de cuir 35, la claquette de bois et la cloche, le temps faible par le rouleau, la claquette et la pierre sonore; mais chacun de ces temps, étant 1res prolongé, est subdivisé en quatre battements, pu, du rouleau et de la claquette, auxquels répondent autant de battements faibles, fou, du rouleau seul; chaque battement commande deux notes du khin et du sr. Parfois, dans les pauses du chant, les temps secondaires sont marqués par le tambour et le petit tambourin ying 46. Dans tous les exemples orchestrés que j'ai à ma disposition, l'écriture est analogue et montre la grande importance du rhythme. (( Confucius a dit"" : la musique, c'est le rhythrae. Qu'appelle-t-on rhythrae? Quand les anciens chantaient, dans l'intervalle d'une note de chant, la cloche et le lithophone donnaient chacun une note : ce serait ainsi l'image des deux principes. Pendant une note de cloche ou de lilhophone, il y a de la claquette quatre sons de chaque sorte, il y a huit balleraents