N- 80, Tsông lirén, f.l v l?l -fi» ^ o M •& o
7. La cosmologie se serl des symboles suivants ; les deux tjî, savoir el • — , répondant au principe y>n et au principe yâng ; ils se combinent eu 4 diagrammes, syiing (p. e. ^z soleil, clialeur, etc., HZ luue, l'roid. etc., ('toiles. ZTZ. planètes, etc.) et S tpigrarames, kwà (p. e. . etc., signifiant le ciel, les lacs, le tonnerre, etic.).
9. Tsiji- tseOH signifie exactement : exécuter suivant la règle, suivant les divisions, suivant la mesure; pàn yen, à peu près ; le frappé et la césure. Pàn, c'est la planchette qui sert à marquer la mesure. Yen, en prosodie, désigne la syllabe principale du vers, la 3^ dans le pentasyllabe, la ij' dans riieptasyllabe ; dans le premier cas le yen précède la césure, il la suit dans le second, et l'on aper(;oit l'élément de variété rliythmique qui provient de cette césure placée soit avant, soitaprès le frappé. L'identité de sens de tsyi; tseoù et pàn yen est encore affirmée dans le passage suivant (N" 79, f. 15 r» v) : « d'après le 3'! l'i, quand on joue
forts et huit battements faibles du rouleau de cuir : ce qui ressemble aux quatre diagrammes et aux huit trigiammes'. »
La définition donnée par Confucius est remarquable; on voit pourtant et l'on verra plus loin que le prince Tsài-yû en tire des conséquences précises à l'excès, exposant en réalité ses idées sous le couvert des anciens. Dans son TsMo imin koii yo phoù^, le prince appuie sa théorie de citations classiques qu'il commente et mêle à son texte. ((Tout le monde sait que le chant perpétue la parole [Cliicén tycn], mais on ignore le rhythrae, tsyc tseoû. Sans rhythrae, quand même on parle de perpétuer, en réalité ce n'est pas perpétuer. Ce qu'on appelle rhythme, en termes vulgaires, c'est la mesure, pr'in yèn^. Dans la musique rituelle des anciens Souverains, le rhythme était marqué soit par les cloches et les pierres sonores, soit par les jarres de terre, soit par les rouleaux de cuir, soit par les claquettes de bois. Pour les rites du banquet et du tir ù l'arc de district'", des huit classes d'instruments il y en avait quatre, le son de la pierre étant représenté par le lithophone, le son de la soie par le sr, le son de la gourde par l'orgue, le son du cuir par le tambour. Le si- et l'orgue sont pour la mélodie, le lithophone et le tambour sont pour le rhythme". Le Chtcca tyèn dit : je frappe la pierre sonore, je frappe la pierre sonore, tous les animaux dansent ensemble. Les hymnes des Châng'disent : les instruments résonnent d'accord et également, ils sont accompagnés du son de nos lithophones. Le Tcheoû li '^ dit : le maître des cloches est chargé de toucher les instruments de métal, le maître des pierres sonores enseigne la musique à sons mêlés. La musique à sons raélés, nuin yù, c'est le tshâo màn. » Cette dernière expression vient du Hyô A'/". (( Celui qui n'a pas appris la pratique des accords, ne peut jouer convenablement des cordes; celui qui n'a pas appris les accompagnements multiples, ne peut construire convenablement une ode; celui qui n'a pas étudié les vêlements divers, ne peut convenablement célébrer les rites. " Le Khâng hi iseù tyèn, article mnn, donne à ce mot le sens : « les cinq couleurs ensemble, sans dessins », et aussi : (( sons divers qui s'accordent dans la musique ». Le Tshào mân koù yù phoii^'^ explique imin dans le sens de lent, non serré ; l'expression tshào mân signilîe ralentir, prolonger les sons, ce qui se fait au moyen d'accords; les deux sens de mân sont donc fondus ici et concordent avec les principes du Chwén tyèn. Le terme po yi, qui paraît dans la phrase suivante du Uyù ki, a une valeur complémentaire : jm, ample, étendu; i/i, accora-
l'odc TcheoH yù (voir p. 123, noteS), les intervalles sont comme uniques
^M /^ o IHJ ^Éf ■ o ; explication : exécution à rli\tlime
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jal EU ^ ■^■<J '-^J o )• Le commentaire dil : les iiilervalles comme uniques, cela indique l'importance du rli; tlime. Les anciens dans la musique atlachaient du prii à l'esécution rliyliimée; les contemporains, quand ils éludienl le chant ou le khin, iK)ur la plupart n'ont pas de mesure. Comment cela? La mesure, pàn ijè», cela signifie l'exécution rhytlimée, tsyC- tseoû; l'exécution rhjthmée, c'est le tshf'to mnn. >- De ce passage résulte un troisième terme de même sens, tshiio màn, sur lequel on va revenir.