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HISTOIRE DE LA MUSIQUE
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EXCYCLOPKDIF. DE LA MISIQUE ET DICTIOXAAIliE DU CONSERVATOIliE
de khid a permis pour cet bvnine d'établir à coup sur l'8'<' exacte des notes, ce qui n'a pu être lait qu'avec une demi-certitude pour les exemples précédents; on observera dans quelques cas, au lieu de la 4'« (p. e. sl^ )ni,), le renversement (p. e. mi, si, mi^) : ce sont les seules recherches d'harmonie qu'on puisse sipnaler.
Dans tous ces exemples la musique suit exactement le rhytlime poétique; la mesure uniCorme n'est pas requise : dans la 3'^ strophe de l'hymne aux Ancêtres, on voit deux hémistiches pentasyllabes au milieu des tétrasyllahes. Il est probable que les formules e) et f) présenteraient des faits analogues; malheureusement je n'en ai pas d'exemple, non plus que des formules c] et rf), qui ne semblent pas indiquer des mesures à trois temps, mais des mesures à quatre temps avec un silence an dernier temps.
L'hymne à Confucius sous la dynastie actuelle' est, comme les deux premières stroplies de l'hymne précédent, en vers réguliers octosyllabes de deux hémistiches; le rhythme poétique règle le rhythme musical. Les quatre parties fondamentales (flûtes droite 77 et traversière 81, kliiu 112 et se 116) sont à l'unisson; sans aucun doute il en est de même pour le chant qui n'est pas noté. Pour le Uhin et le sp, la note principale seule est marquée; rien n'empêche de penser qu'elle est la fondamentale d'un accord brisé dont les régies sont connues et qu'il est par suite inutile de développer; on peut croire que les partitions usuelles au début des Ming étaient écrites à peu près comme les partitions modernes, et seuls les traités d'accompagnement nous ont révélé le détail des accords. Je ne puis cependant présenter cette opinion que comme probable, n'ayant pas do faits précis à l'appui; mais si l'on se rappelle (p. 123) que le prince Tsâi-yu prétendait revenir k une tradition ancienne et condamnait la pratique contemporaine, il devient probable qu'au xvi= siècle déjà l'accompagnement s'était simplifié et ne dilférait guère de ce qu'il est aujourd'hui. Le même ouvrage d'où j'ai tiré l'hymne à Confucius-, renferme encore les hymnes officiels qui sont chantés en l'honneur du dieu de la f'.uerre et du dieu de la Littérature; les parties de flûtes droite et traversière, de cliant, bien que données incomplètement, sont manifestement à l'unisson; le vers régulier octosyllabe n'est pas employé; la poésie suivie exactement par la mélodie est en vers irréguliers.
Voici un exemple de ce rhythme.
Hymne en l'honneur du dieu de la Guerre {dernière offrande)'.
TranscriiUion rûduitc.
Yu tcliliang: hù sân chpn. Lu piën k\vèi hî, pT tchhen.
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Vî tsoii khieii liî, sori mîng- jiii. Chèn kiang.f'oû li?, )î niîii yî'-j'^n
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(lamnie de kya-tchOng (so/., fondamentale), le ying-tchOng doulile (l'H-i] est initiale; notes écartées : fa^ = S"" diminuée, uti = 5'° diminuée. Rimes : chOn, tchlu'.n, yln, jén.
Toute la musique classique des rites majeurs et des rites moyens a les mômes caractères dans les exemples que j'ai sous les yeux : gammes et modes identiques, rhythme de la mélodie calqué sur le rhythme du vers, une note répondant à une syllabe, prédilection pour la phrase carrée résultant de la fréquence du létrasyllabe dans la langue, mouvement uniforme et lent. L'unisson, qui semble de règle depuis le xvi" siècle, est auparavant mélangé à la 4'°, même à la o'", pour former un accompagnement rapide et de formule presque invariable aux notes tenues du chant.
Quelques pièces avec accompagnement de clialunieau sont citées dans le Linn sTng si/no uoii phou''. De l'une l'auteur donne la partition sous deux formes, d'abord texte, parties de chalumeau 89 et de cloches 1 etc., ensuite texte, partie de chalumeau, partie de tambour et de tambourin; de cette dernière paitilionje
reproduis une page (p. 133). La mesure est à 4 temps, mais la manière dont elle est frappée (F T TJ ) !•'
marque d'un caractère spécial; les notes et pauses, égales, ne co'incident donc pas avec les frappés du
1. Voir p. lil. Pour comparaison je transcris le début de fliymne à Confucius de la dynastie mongole, tel qu'il est donné par le prince
Tsài-yù (N" 62, liv. 79, f. 12 r») c|ui eu relève les imperl'ections : c'esl
Très lent
troisième fois j'exprime [mes senUmenls]. Ati ! les vases de bambou et les vases de bois bien en ordre ; pour la dernière fois ils sont disposés. AU ! dans la cérémonie te maintien est loui à l'ait grand ; sacrifice clair
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