‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 218 sur 1158 · N» 8i b). f. 36 V. Voir aussi p · texte numérisé non relu

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4. SoSljf. 14, elc— >83, IV. I v", ■iy,'kT'.— ':\<' i, K,i-f fnng,\,l. — N" 13, p. 11. Traduction : « Soigneusement [le chasseur dispose] pour les lièvres son lilet, il frappe sur [les pieux] à coups retentissants ; infatigables sont les guerriers, bouclier et rempart du prince. — Soigneusement [le chasseur dis[)Ose] ]iour les lièvres sou filet, il le tend au carrefour central des neuf chemins; infatigables sont les guerriers, dignes compagnons du prirjce. — Soigneusement [le chasseur dispose] pour les lièvres son lilet, il le tend au milieu de la foret; infatigables sont les guerriers, entrailles et cœur du prince. »

(chhéng, ont lieu pendant les trois oUrandes rituelles ; à chaque strophe (8 hémistiches tétrasyllabes) répondent 32 poses. Si l'on compare aux danses déjà décrites, on trouve réduit dans la proportion de 8 à 1 le nombre des attitudes, réduites elles-mêmes comme variété et amplitude des gestes. Les mêmes remarques s'appliquent aux cérémonies en l'honneur des dieux de la Guerre et de la Littérature'". Delà danse et de l'accompagnement décrits par le prince Tsâi-yû à la pratique moderne, l'appauvrissement est sensible dans les deux branches de l'art; il remonterait probablement aux Yuèn". Le Yuan chi, en effet, donne d'une part le texte des hymnes officiels, et d'autre part explique en détail les mouvements des pantomimes; les hymnes, par exemple K/tijén niny, Ming tcliht'ng, sont en octosyllabes, une strophe a 4 vers, soit 32 syllabes. Le rhythme de la danse, tant pour ces hymnes que pour les autres, est plus compliqué : après 3 premiers temps marqués chacun par un coup de tambour, une pause de durée indéterminée, puis i^ autres temps; mais d'une part, au début de la danse et ensuite après la pause, le choriste est supposé en place, le premier coup marque un premier geste ; il est probable que le véritable premier temps répond au repos qui précède ce premier geste; on pourrait établir ainsi le nombre des temps : 1 -|- 3 -f-X-f 1-1- 15 = 20 -t-X. Cela est bien différent des 8 poses par syllabe qui étaient de règle dans la musique antique, cela parait moins varié même que la figuration contemporaine.

Les danses du Liny sTng syiio iroiiphoù sont de forme moins nue que les précédentes. L'une, qui accompa- ^.; gne soit l'hymne Lï iro, soit l'hymne Se» uén, ou le P] Chirèihico ''-, peut être exécutée au printemps ou à l'automne pour honorer et implorer les divinités agricoles, esprits du sol, étoiles et autres, dont les tablettes reçoivent les otl'randes et président à la cérémonie. D'un caractère religieux comme celle du temple de Confucius, cette danse est d'allure plus moderne; les instruments, cloche, tambour, tambourin, chalumeau, ne sont pas strictement exigés, chacun peut être remplacé par un exemplaire d'une espèce analogue : le khin et le se ont été supprimés, à l'ancien tambour de terre, thoii koii 193 ''', on peut substituer un tambour quelconque, au chalumeau, jj7h yù ou ici-i yù 208 '*, un instrument à vent, tlùte ou orgue. On n'est tenu d'observer exactement que le rhythme du morceau et le caractère de la danse. Celle-ci rappelle les travaux agricoles'-; les huit couples portent les instruments suivants : faucille, pioche, bêche, houe, tige de bambou, fourche, fléau, pelle, avec lesquels ils coupent ,|B l'herbe, défonceiit le sol, plantent, sarclent, chassent " les oiseaux, ramassent la moisson, battent et vannent le grain. Les pantomimes sont rangés sur deux files

7. Lyooii l'a, lils de King ti (157-141), roi de Tchhàng-ch.'i de 155 jusqu'à sa mort (129).

8. Gouverneur de province, adversaire de Tshào Tshâo (155-220), mort en 194, (K" 37, section des Wéi, tiv. 8, IV. 14 a l'J. — N» 38, liv. 73, ff. 8, 9.)

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