‹ Encyclopédie de la musique et dictionnaire du ConservatoireChapitre 23 sur 1158 · H. BnDGSCH. Thésaurus, p · texte numérisé non relu

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2. Croquis d'après J. Gaudner Wii.kissox, op. cil-, t. I, p. 436, pi. XI bis.

3. Fig. 52 = dessin (assez inenacll de Ricli, d'après J. Gaudxcr Wii- KlNSûS, op. cit., t. 1, p. 474, fig. 240, a' 2. — Fig. 53 = ibid., p. 403

Sous la XII° dynastie, dans la capitale du nome de l'Ûryx, vivait, il y a quatre mille ans, un grand seigneur nommé Khnoumhotep. Ce haut personnage devint gouverneur du nome et, selon la coutume égyptienne, passa la plus grande partie de sa vie à se faire construire sa tombe. Sur les parois de cette tombe, qui s'est conservée jusqu'à nous et qui fait aujourd'hui la célébrité du modeste village de Béni- Hassan, Khnoum-hûtep fit représenter en couleurs, outre les menus faits de sa vie journalière, certains épisodes les plus intéressants de sou existence.

Une de ces scènes nous fait assister à une visite que reçut un jourKhnoumhotep. Trente-sept Aamo«, c'est-à-dire des gens de race sémitique habitant le nord du Sinaï, vinrent se présenter à Khnoum-hotep, porteurs de présents consistant en pochettes de fard noir pour les yeux [stihium). Khnoum-hotep, qui dirigeait alors la décoration de son tombeau, y fit dessiner la petite caravane avec ses costumes aux tons criards, ses ânes dont l'un porte doux bébés dans un bissac, ses gazelles et ses bouquetins pris vivants pendant la traversée du désert*. 11 s'attacha surtout à faire reproduire avec soin les

— Fig. 54 = A. DE LA FAGt, Histoire générale de la musique et de la danse, Paris, t. Il, iS44. pi. xvii, lig. 20.

4. Voir une belle reproduction en couleurs de celle scène dans J. Gaudner Wilei.xsun, op. cit., t. I, p. 4S0, pi. Nn.

im^TOtRE DE LA MUSIQUE

menus ubjets curieux (]uo porlaieiil aver. eux les itraii,:;i'S visiteurs.

Ur, un de ces objets est parliculièieineiil intéit";sant pour le sujet qui nous occupe. C'est une citliare .1 huit cordes, que l'on voit alors pour la première lois en i:gyi)te et qu'on n'y roverra que cin(| siècles plus tard (lig. bo). Nous avons donc là, de l'aiou ccr-

taiiu!, la pnnive que la cithare ne fut jias invenli'C en Kf,'ypte, mais y l'ut révélée pour la première l'ois, sous la XII° dynastie, par des Asiatiques de passade et, très vraisemblablement, y l'ut plus tard importée d'Asie, au temps où, sous la XVlll" dynastie, les Touthmrs et les Aménophis firent la conquête de la Syrie.

La citbare , eu effet, joue un rôle très important dans la musique égyptienne à partir du début du Nouvel Empire. On sait que la cithare dilTère de la lyre en ce que, tandis que la lyre est composée d'une écaille de tortue surmontée de deux cornes de bœuf, la citbare est construite entièrement en bois. A part ce détail de facture, les deux instruments sont d'ailleurs du même type et sont conçus d'après le même principe. Il existe une cithare égyptienne à Berlin-, une à Leyde^, et une troisième au Musée du Caire'. Les cordes de ces

base de l'instrument et se séparaient en éventail ; nu ne peut donc savoir quel était le nombre de ces cordes. Celles de Berlin étaient fixées, sur le cordier, dans des encoches qui sont au nombre de treize. Knfin, celles du Caire glissaient, le long de la barre supérieure ou jouu, au moyen d'anneaux mobiles qui sont au nombre de huit. Donc, huit cordes d'une part, treize cordes de l'autre, tels sont les renseignements que nous fournissent, sur le nombre des cordes, les spécimens découverts dans les lombes.

D'après les représentations égyptiennes, les cithares avaient de cinq à dix-huit cordes. La cithare se jouait tantôt au moyen d'un plectrum (lig. îiGi, tantôt simplement avec les doigts (fig. 57). Nous avons vu que la vieille cithare figurée à Béni-Hassan (lig. 35) se jouait au moyen d'un plectrum. On peut en conclure que le plectrum était en usage dans le pays d'où la cithare vint en Egypte et qu'il fut importé sur les rives du Nil en même temps que cet instrument. Aussi les Égyptiens, habitués à jouer la harpe avec les doigts seuls, se passèrent le plus souvent de plectrum pour jouer la cithare.

Enfin, la cithare était le plus souvent portée horizontalement, les cordes parallèles au sol fflg. oo, 5G, 57). Parfois, pourtant, on la portait verticalement.

Ln arnitare.

FiG. 5&. — La cithare sous le Moyen Empire'.

Fig. 56-57. — La cithare sous le Nouvel Empire'.

trois instruments ont disparu. Celles de Leyde partaient toutes d'un petit arceau métallique fixé à la

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